Une pierre d'Ica montrant un animal (crapaud ou grenouille, mais les yeux ni les pattes arrières n'y ressemblent pas ?) possédant quatre pattes avec trois doigts
Les pierres gravées d'Ica sont classifiées de diverses façons selon les chercheurs et surtout entre ceux qui refusent de remettre en question des faits établis par la science, en oubliant que des choses très établies à une période peuvent être complétées et même annulées par d'autres découvertes (ce qui se produit très régulièrement car la science est composée essentiellement de théories non figées à 100%, souvent incomplètes ou valables temporairement) et ceux qui ont l'esprit plus ouvert et pour lesquels aucune preuve ne peut réellement figer une science ou une connaissance, dans la mesure ou les lois universelles ne sont pas obligatoirement figées dans le temps et peuvent se modifier. Et aussi le fait que toutes les théories ne peuvent imaginer ou prouver qu'une autre réalité (prouvée des années plus tard) ne rentre pas en conflit avec ces mêmes théories prouvées donc temporairement. Le meilleur exemple est le changement presque radical actuel de la position de la science officielle sur la probabilité de l'existence de civilisations extra-terrestres assez nombreuses dans l'univers, mais aussi pour un autre exemple très récent sur l'acceptation récente de la science sur l'étude mesurable de la possibilité de la survie de la conscience après la mort du corps. Et j'en rajoute une couche quand on entend de très sérieux physiciens diplômés théoriser sur la possibilité que notre univers ne soit en fait qu'une énorme simulation informatique (presque un jeu vidéo !) d'un ancienne civilisation extra-terrestre qui recrée ainsi artificiellement son histoire et ses ancêtres (nous !)... et cette théorie est émise par de très sérieux scientifiques qui, en étudiant les collisions de particules (à l'aide de très puissants ordinateurs-machines à calculer), affirment y découvrir des codes et même des "bugs" mathématiques proches de ce qu'on peut voir dans nos propres codes informatiques...
Bon, je ne cautionne pas spécialement une hypothèse ou un "clan" par rapport à un autre, mais je pense au moins que, pour l'Histoire, ces données font partie des choses à conserver, connaître et compiler éventuellement avec d'autres données... car c'est aussi comme ça que la science peut avancer, non seulement par des comparaisons de données diverses, mais aussi justement par le mélange de plusieurs sciences et connaissances - les nôtres étant probablement trop "cloisonnées" ou "spécialisées" pour appréhender finement certaines réalités, qui nous échappent donc... Nous allons donc commencer par l'historique de ces découvertes (rapidement car il y a eu des livres entiers déjà sur le sujet !), puis la visualisation de certaines de ces pierres, et nous discuterons de certaines hypothèses et contre-hypothèses avant d'en formuler d'autres, sans fermer la porte à toute idée, car c'est obligatoirement improductif et même obscurantiste en final...
Comme je l'ai dit, un nombre considérable d'auteurs ont écrit sur cette histoire, et les divers historiques ne sont pas tous semblables (surtout selon la tendance affichée de certains auteurs, qu'on ne peut qualifier de très objectifs d'ailleurs, d'un côté comme de l'autre), surtout sur certaines dates ou certains apports ignorés ou effacés selon... Voici la chronologie que j'ai pu établir par comparaisons et vérifications, ceci étant un historique pouvant d'ailleurs être complété ou tronqué car il est impossible de tout lire et tout connaître sur cette longue affaire. Je reste de toute façon ouvert pour ma part pour toute précision étayée (bien sûr) et données supplémentaires, éclaircissements...
L'un des historiques a été établi précédemment par Philip Coppins (http://www.philipcoppens.com/jurassiclibrary.html), qui est un archéologue diplômé (je suis d'accord avec l'affirmation disant qu'un diplôme n'a qu'une valeur provisoire si on considère la réalité de la mémoire humaine, mais la mention est aussi une forme de reconnaissance) et reconnu, je m'en servirai donc, avec des historiques de chercheurs locaux de préférence en comparaison et ajouts de données, mais aussi mes propres recherches...
Fray Pedro Simon (1574-1628 (assassiné))
La première mention des pierres proviendrait d'un prêtre espagnol voyageant dans la région d'Ica vers les années 1610. Le Père Simon (Fray Pedro Simon), missionnaire jésuite (franciscain pour être plus précis), nota son étonnement en voyant certaines pierres gravées. Ce moine très érudit écrira 5 volumes sur l'Histoire de la conquête espagnole de l'Amérique Latine, dès les années 1610 donc, et on a retrouvé des éditions de ces volumes nommés "Noticias Historiales" datés de 1626-1627 en Espagne, puis d'autres rééditions du 19ème siècle. C'est surtout dans les volumes 4 et 5 (où il parle du Pérou) que l'on retrouve des références aux pierres, car il y décrit bien des voyages le long des côtes péruviennes et la mention du peuple de Ocucaje (proche d'Ica, créée en 1563 et nommée d'abord Villa de Valverde), ainsi que la mention de pierres inédites. Il est assez probable que ce moine ait relevé et noté des données transmises par les anciens conquistadors et des prêtres précédents, car il a été principalement affecté à Grenade, en Colombie et au Venezuela.
Inédites car il les mentionne (alors que des pierres ou plaques gravées ne sont pas rares au Pérou) en faisant des suppositions. On peut supposer que ce religieux aurait bien connu le haut lieu secret de Ocucaje. En voulant peut-être même l'inventorier en partie, sans en révéler son existence et le sens. Car le zèle pieux extrême pratiqué par les clercs du Moyen Age, dont il avait la réputation, ne pouvait qu'interpoler le message des Prédécesseurs Superieurs visible sur quelques pierres gravées représentant le péché originel, la Nativité, la fuite en Egypte et la Passion de Jésus... Le moine parle en effet (évidemment) de pierres montrant des idoles et des démons, des monstres et le diable visibles sur ces pierres...
En 1562, des explorateurs espagnols auraient envoyé des pierres en Espagne, pour le Trésor Royal. C'est peut-être l'une de ces pierres du 16ème siècle qui sera montrée au 20ème siècle par la Reine d'Espagne.
Le chroniqueur indien, Juan de Santa Cruz Pachacuti Yamqui Salcamayhua, écrivait en 1613 ((ou entre 1620-1630 selon les auteurs) dans son oeuvre Relación de las antigüedades deste Reyno del Piru), que beaucoup de pierres sculptées avaient été trouvées au temps de l'Inca Pachacutec (1438-1478) dans le royaume de Chincha, vers Chimchayunga, des pierres qui ont été appelées "Manco". Chinchayunga était connu comme le bas pays de la côte centrale du Pérou, où se trouve Ica aujourd'hui. En fait, il y a dans son livre un dessin de son interprétation de la cosmologie inca (avec le dieu Viracocha en haut à gauche) sur lequel apparaîtrait possiblement une pierre d'Ica (en haut à droite), mais aussi une sorte de dieu reptile-dinosaurien (à droite), qui était à l'origine une image du Temple du Soleil Qurikancha à Cusco (détruit par les Espagnols). Voir ce dessin ci-dessous :
Notez bien que, étant donné la période historique et les personnalités de ces deux auteurs, il est difficile d'être certain à 100% qu'ils parlaient bien des galets semblables à ceux encore découverts actuellement dans des couches géologiques anciennes ou des tombes (selon un reportage récent notamment). Mais le prêtre a bien fait la distinction entre des murs gravés et des pierres gravées, et ces dernières l'ont suffisamment troublées pour qu'il parle de démons, d'idolatrerie et de monstres, ce qui est assez logique pour un franciscain de cette époque, alors que le second, un indien de la noblesse inca érudite a été un peu plus précis encore, avec même un dessin qui offre assez peu de doutes sur une correspondance d'avec un galet gravé de la région d'Ica (même si la cité d'Ica est relativement récente historiquement, la région a été habitée par les Paracas, les Nazcas et des tribus indiennes depuis 2800 ans minimum... et on a aussi trouvé des preuves d'activités préhistoriques humaines remontant à -12800 ans au Pérou... les chasseurs-cueilleurs étant nomades, on peut imaginer qu'ils ont visité et campé sur beaucoup d'endroits...
Le père de Javier Cabrera, Dom Pedro, avait neuf ans environ en 1906, quand il accompagna son père à l'extérieur d'Ica et le vit découvrir trois ou quatre pierres dans des tombes. Le grand-père de Javier Cabrera, comme beaucoup d'autres riches péruviens, possédait une vaste collection d'artefacts précolombiens. Les trois ou quatre pierres gravées ont été volées ou perdues longtemps avant la naissance de Javier Cabrera en 1926.
En 1909, l'archéologue Carlos Belli, en collaboration avec certains Huaqueros (pilleurs de huacos) (le fait est attesté par son propre fils), a mené une longue série d'enquêtes dans la vallée de Nazca et Ica River et y fait de nombreuses découvertes, dont des galets gravés. Il les entrepose dans sa propre maison, qui deviendra en 1940 le Museo Arqueológico Carlos Belli, où plusieurs pierres y seront longtemps visibles.
En 1936, des paysans labourant les champs à l'extérieur d'Ica, à Salas, ont découvert une seule pierre. Les autorités ont alors attribué les pierres gravées aux Incas parce que la prépondérance des céramiques, des textiles et des momies était associée aux Incas dans la région de Salas.
En 1941, l'archéologue José Tello(spécialiste de Chavin avec des fouilles entre 1919 et 1940)découvre dans une tombe un vase en pierre montrant un animal étrange gravé dessus.
A partir de 1955, les frères Carlos et Pablo Soldi commencent à collectionner 114 pierres qui seront plus tard données au Musée régional d'Ica.
L'une des rares photos d'un galet trouvé par les frères Soldi et offerte au musée régional d'Ica (qui ont disparues ?) ce galet gravé n'est pas très semblable à ceux du musée Cabrera - (Crédit A. Veciana)
En 1960, un embaumeur du désert Ocucaje met en garde contre les pierres (dans un article de journal local).
En 1961, le Professeur Alejandro Pezzia, conservateur du Assereto Ica Museum, a écrit les lignes suivantes dans un livre publié en 1968 (Ica y el Perú Precolombino, Tomo I “Arqueología de la provincia de Ica") : " Dans la vallée d'Ica, en 1961, font leur apparition sur le marché un grand nombre de pierres gravées qui se manifestent en tant que nouveaux vestiges artistiques élaborés par les artistes iqueños précolombiens. Il est intéressant de noter que les pierres dont nous avons parlé ont intrigué les archéologues, car elles ont fait leur première apparition en 1960. Elles se trouvent notamment dans les dépôts cachés sous les pentes des collines des haciendas Ocucaje et Callando, dans la vallée de la rivière Ica (à l'entrée de la voie ferrée) ". " Les Pierres, dit Pezzia, avec des motifs anthropomorphes composés de visages humains et d'autres plus compliqués; des exemplaires décorés de motifs ichtyomorphes (poissons), d'autres pierres avec des motifs de serpents dans une technique réaliste. Les autres échantillons correspondent à des représentations classiques de lézards, crapauds, des quadrupèdes, des perroquets, des insectes et de multiples figures. De nombreux modèles sont adaptés à de grandes analogies avec les styles des cultures Paracas, Nasca et Ica Tiwanaku, en particulier les motifs de poissons, de serpents, de perroquets et d'insectes. ". Et Pezzia mentionne cinq collections privées de pierres gravées extraites du désert de Ocucaje, parmi lesquelles celle du Dr Cabrera, avec plus de 1500 exemplaires déjà en 1968...
Le livre deAlejandro Pezzia montrant le vase découvert en 1941 par l'archéologue José Tello et la description de la découverte d'une tombe contenant une authentique pierre d'Ica... (tombe identifiée comme étant Paracas, 800 Av. JC).
Entre la fin des années 1950 et 1961, le Professeur Santiago Agurto Calvo, recteur de l'Université nationale d'ingénierie fait des fouilles dans Ocucaje et dans quelques tombes précolombiennessont découvertes de nombreuses pierres gravées dont il commence à faire la collecte. Il poursuit ses explorations dans le secteur de Toma Luz de l'hacienda Callando dans la vallée d'Ica. En 1966, Santiago Agurto Calvo a publié un article sur sa propre collection personnelle dans le journal El Comercio, intitulé "Les pierres magiques de Ocucaje" (1966), qui détaille un rapport commandé à l'Ecole des Mines de l'Université Nationale d'Ingénierie et produit par Fernando de las Casas et César Sotillo. Ceci dit : “Todas las piedras son andesitas fuertemente carbonizadas, a pesar de que por su coloración y textura externa parecen ser, entre sí, de distinta naturaleza. Las piedras proceden de capas de flujos volcánicos correspondientes a series del mesozoico característico de la zona. La acción del intemperismo ha atacado la superficie de las piedras, cambiando los feldespatos en arcilla, debilitando por tanto su grado de dureza externa y formando una especie de cáscara que rodea la parte interior. La dureza exterior corresponde en promedio al grado 3 de la escala de Mohns, llegando a ser hasta de 4 y medio grados en la parte interna no atacada por el intemperismo. Las piedras pueden ser trabajadas prácticamente con cualquier material duro como huesos, conchas, obsidiana, etc., y, naturalmente, con cualquier instrumento metálico prehispánico” : (traduction par Yves Herbo) : " Toutes les pierres sont en andésite fortement carbonisées, bien que de par leur couleur et leur texture externe, elles paraissent, par comparaison, de nature différente. Les pierres sont des couches de coulées volcaniques correspondant à l'ère Mésozoïque caractéristique de la région. L'action de l'altération (érosion) a attaqué la surface des pierres, changeant les feldspaths en argile, affaiblissant ainsi le degré de dureté externe et formant une sorte de coquille entourant la partie intérieure. La dureté moyenne extérieure correspond au grade 3 de l'échelle de Mohns, devenant jusqu'à 4 degrés et demi à l'intérieur non attaqué par les intempéries. Les pierres peuvent être travaillées pratiquement avec tous les matériaux durs tels que des os, des coquillages, de l'obsidienne, etc., et naturellement avec tout instrument métallique préhispanique. Après plusieurs tentatives infructueuses, c'est le 20 Août de cette année (1966) que j'ai eu la chance de trouver une pierre sculptée dans une tombe du cimetière pré-hispanique appelé Tornaluz à l'Hacienda Cayango, département de Ica. Le cimetière, situé dans un site archéologique fouillé abondamment, avait été récemment découvert et semble être une petite partie d'un grand complexe nécrologique. Le tombeau de référence est au sommet, orientée nord-sud le long de son axe longitudinal. En creusant la tombe ont été trouvés, comme le montre le croquis, des restes humains, des céramiques et dans l'une de celles-ci, une pierre sculptée. Les céramiques trouvées ont la forme, la couleur et la décoration caractéristique de la culture Huari-Tiahuanaco qui a existé dans le département d'Ica, de sorte que l'origine des pièces ne cause pas de doute et qu'on peut estimer leur âge, à environ six cents à neuf cent ans. ". Mais la pierre gravée, non datable, a pu être découverte a cette époque et mise dans la céramique, bien que sans lien avec cette culture, évidemment... " La pierre est un petit rocher aplati, de 5,5 x 4 x 2 cm, d'une texture brune et légèrement rugueuse. D'un côté est un oiseau portant un maïs et avec les ailes déployées en vol. La sculpture a été réalisée par des incisions et des coupes chanfreinées produisant l'impression d'un relief élevé. La conception est solide et sûre, magnifiquement dessinée et fait bon usage de la surface de la pierre. Informé du fait, le directeur du musée de Ica, M. Adolfo Bermudez, et le conservateur de celui-ci, l'archéologue Alejandro Pezzia étaient intéressés profondément par elle, a confirmé le classement des restes trouvés et d'accord avec moi sur la façon la plus commode pour annoncer la découverte. Le 10 Septembre, accompagné du Dr Pezzia, nous avons travaillé toute la journée dans le cimetière de Tomaluz; mais, en dépit du matériel archéologique tianuanaco abondant trouvé, nous n'avons trouvé aucune pierre sculptée. Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers la bande du secteur de l'Hacienda Ocucaje, et choisi comme poste de travail le dénommé Cimetière Max Uhle. Là, après avoir excavé plusieurs tombes, on a trouvé dans l'une d'entre elles, dont l'excavation a été témoin le Dr Pezzia, une autre pierre gravée. Le tombeau, situé dans le fond du cimetière, à en juger par la preuve qui a été trouvé en lui, correspond à la culture Paracas qui s'est produite dans Ocucaje. Quant à la "pierre magique", elle est de forme ronde et oblongue et une texture semi-rugueuse. D'un côté, il est représenté une figure étoilée presque symétrique qui pourrait bien être la stylisation d'une fleur. La sculpture est probablement dessinée avec des incisions d'épaisseur et de profondeur différentes en fonction de la forme. Le design est élégant et précis, avec un raffinement dans certains détails et une bonne utilisation de la face supérieure de la pierre. Selon les éléments de preuves trouvés avec elle, la pierre correspond au Paracas-Ocucaje Caverns et l'âge est estimé entre 1500 et 2300 ans. Avec cette constatation, en présence d'un archéologue éminent comme le Dr Pezzia, se ferme un chapitre de l'histoire des pierres magiques de Ocucaje et s'en ouvre un plus prometteur et intéressant ".
" Une question fondamentale, conclut l'article de Santiago Agurto Calvo : vont-elles être fausses, seront-elles authentiques ?, il a monté en moi la chance claire, de passer à d'autres questions aussi excitante que la première, mais plus difficile à répondre. Je suis sûr que les archéologues et les chercheurs du pays donneront une réponse rapide et sûre qui saura satisfaire notre curiosité et enrichir l'histoire et la culture du Pérou... ".
coupe schématique d'une tombe préhispanique avec une pierre gravée, datation entre 1500 et 2300 ans... (Alejandro Pezzia -JJbenitez.com)
En 1965, Hermann Busse de la Guerra, l'un des plus grands historiens péruviens, publie "Introduction au Pérou", où il se référe aux pierres d'Ica qu'il a examiné dans la collection Soldi, y compris au musée national d'Ica où certaines ont été exposées plusieurs décennies. Il rapporta aussi des propos des frères Soldi, qui affirmaient que les pierres qu'ils avaient trouvé au début des années 60 étaient souvent couvertes d'une couche de salpêtre, ce qui indiquait qu'elles avaient une certaine ancienneté... Dans son livre, il écrit aussi nettement que, quelques années plus tôt en 1961, une crue de la rivière Ica avait mis en évidence de nombreuses pierres précolombiennes que les paysans avaient récupéré et vendu.
Une étude fut réalisée en 1966 par deux ingénieurs, Fernando de las Casas et Cesar Sotillo, sur des pierres que Santiago Agurto Calvoavait acheté à des huaqueros en 1962. L'étude conclut que les pierres étaient d'une dureté faible permettant de les travailler avec n'importe quel outil rudimentaire en os, en obsidienne ou en métal... ce qui pouvait en faire des artefacts précolombiens, mais n'excluait pas pour autant l'hypothèse d'un canular (dans ce cas monté déjà au tout début des années 1960 par des huaqueros ?).
En 1966, une pierre gravée est offerte au médecin péruvien Javier Cabrera Darquea (descendant d'un des fondateurs de Ica), pour son 42e anniversaire par son ami, le photographe Felix Llosa Romero. Cabrera affirmera par la suite y avoir reconnu le dessin d'un poisson éteint depuis des millions d'années.
Jusqu'ici, et selon l'avis de nombreux chercheurs, y compris des sceptiques et détracteurs, les galets gravés d'Ica sont considérés comme authentiques : ils montrent des scènes classiques des civilisations de Paracas et de Nazca, des fleurs, des animaux connus, des gravures géométriques, des déités et cultes classiques, peut-être même des descriptions de procédures médicales (il est avéré que les Nazcas pratiquaient une chirurgie élaborée, y compris des trépanations et une momification poussée des défeints). Les témoignages des archéologues et chercheurs cités au-dessus sont assez clairs à ce sujet. Les choses se gâtent quand Mr Cabrera, peut-être obsédé par cette image de "poisson préhistorique", commence à vouloir réunir le plus possible de nouvelles pierres... incitant peut-être sans le vouloir au début les huaqueros et les paysans locaux à vouloir lui faire plaisir... avec rétribution... On suppose ici que Mr Cabrera était amateur éclairé ou passionné sur la préhistoire (car comment aurait-il reconnu un poisson préhistorique sur la première pierre qu'il ait vu (ou revue si on suit le fait que son père en possédait auparavant) sinon ?) mais il semble établi qu'il est apparemment le seul au début à récupérer et collecter des pierres comportant des dessins de dinosaures (de diverses périodes et ères préhistoriques, n'ayant jamais "cohabitées ensembles", pas plus qu'avec l'être humain à priori... si il s'agit bien d'êtres humains bien sûr !)...
Description des pierres d'Ica : elles sont en andésite, une roche volcanique abondante dans la région d'Ica, qui a été analysée comme datant du Mésosoique (Le Mésozoïque est une ère géologique qui s'étend de -251 millions d'années à -65,5 millions d'années, donc sur une période de 185,5 millions d'années, et appelée anciennement Ère secondaire (ou Ère des Reptiles car c'est l'ère où apparaissent la majorité des espèces de dinosaures et des premiers mammifères)). Elles sont le plus souvent noires, mais peuvent prendre d'autres teintes (gris, jaune ou rose). Leur taille est également très variable, du galet de 20 g pour les plus petites au rocher de 500 kg pour les plus grosses. La grande majorité des pierres sont cependant de gros galets de quelques kg. Les pierres d'Ica sont le plus souvent gravées, parfois sculptées en bas-relief, dans le style des cultures précolombiennes pré-incas (Nazca, Paracas, Tiahuanaco...) et incas. Certaines pierres sont très frustres, tandis que d'autres présentent des compositions artistiques plus riches et détaillées.
Elles dépeignent une grande variété de scènes, parmi lesquelles on peut ainsi observer :
- des animaux courants divers et des plantes locales ;
- des scènes de la vie courante, des cérémonies religieuses ;
- des scènes sexuelles : masturbation, homosexualité, bestialité...
Ces trois premiers types se rencontrant sur d'autres supports connus et archivés par les scientifiques (murs, poteries...), ces pierres ont été considérées comme authentiques lors de leur découvertes et semblent communes (et de peu de valeur étant donné leur nombre)...
- des technologies futuristes : des astronomes utilisant des télescopes, des chirurgiens réalisant des opérations complexes (transplantations d'organes, césariennes, opération à coeur ouvert, trépanations, études d'embryons humains ou animaux), des machines volantes... (interprétations parfois non évidentes, même si on a su et prouvé par la suite qu'en effet, les Nazca et les Incas ensuite, ont pratiqué des trépanations et possédaient des instruments chirurgicaux sophistiqués pour leur période...).
- des paysages étranges ou des cartes montrant des continents inconnus, dans lesquels certains (comme Javier Cabrera) ont reconnu d'autres planètes ou des continents perdus comme l'Atlantide et Mu ; (interprétations souvent non évidentes).
- des cartes du ciel montrant des étoiles et des astres divers ; (les connaissances et pratiques astronomiques d'une élite précolombienne sont attestées).
- des monstres imaginaires (dragons, chimères, sirènes...) ou des dinosaures ; (interprétations souvent non évidentes).
- des populations précolombiennes combattant des dinosaures et des monstres divers, ou les utilisant comme monture (interprétations souvent non évidentes).
On estime à entre environ 50000 à 60000 le nombre de pierres d'Ica présentes dans divers musées et collections (20000 dans le musée de Cabrera en final), sans compter les milliers d'autres probablement entreposées chez des particuliers locaux et dans le monde entier...
Dès 1966 donc, Javier Cabrera se procura dans un premier temps 341 nouvelles pierres d'Ica en les achetant aux frères Soldi pour la faible somme de 7000 soles péruviennes car ces collectionneurs n'arrivaient pas, de toute façon, à les revendre ou à intéresser des archéologues sur ces galets (moins de 40 euros). Puis Cabrera en acheta plusieurs milliers d'autres à des paysans de la région d'Ica, notamment à Basílio Uschuya et Irma Gutierrez de Aparcana.
Entre la fin des années 1960 et les années 1980, Javier Cabrera Darquea a augmenté sa collection de plus de 11000 pièces. Les pierres d'Ica furent exposées dans un premier temps dans la Maison de la Culture d'Ica. Puis dès 1968, craignant que les pierres ne soient soustraites à la vue du public comme celles du Muséum Régional d'Ica, Javier Cabrera Darquea déplaça sa collection dans sa propre maison qu'il reconvertit en un musée consacré exclusivement aux pierres d'Ica. Cabrera contacta également des spécialistes de l'histoire précolombienne pour leur demander d'examiner les pierres d'Ica, et il attira l'attention de la presse sur leur existence dès 1967...
Dr. Cabrera avec l'actrice américaine Shirley MacLaine (à gauche) et avec Erich von Däniken (à droite) - (Crédit photo piedrasdeica.es)
Suite à la parution du best-seller d'Erich von DänikenPrésence des extraterrestres (plus connu sous son nom anglais : Chariots of the Gods?) en 1968, de nombreux auteurs partisans de la théorie des anciens astronautes rédigèrent des livres sur l'existence d'un ancien contact avec les extraterrestres ; les pierres d'Ica y furent souvent mentionnées, ce qui contribua à faire connaître leur existence dans le monde entier. Il est a noter que Erich von Däniken rendit de nombreuses visites au Dr Cabrera, mais que ce dernier refusa toujours de lui révéler l'endroit précis de la découverte de ces pierres (et malgré la richesse de l'auteur et ses probables propositions financières). En 1973, lors d'un entretien avec Basilio Uchuya, ce dernier lui avoua avoir créé lui-même les pierres qu'il avait vendu à Javier Cabrera Darquea. Il avait copié les gravures en s'inspirant de bandes dessinées, de magazines et de livres divers. Däniken, pourtant au départ très favorable à l'authenticité des pierres, conclut à la fraude pour une grande partie des pierres d'Ica. L'auteur persista cependant toujours à affirmer que certaines pierres de la collection Cabrera étaient authentiques, et qu'une étude au microscope permettait de distinguer les vraies pierres (patine avec microorganismes dans les gravures) des fausses (traces d'usinage). Il fit d'ailleurs faire des analyses des pierres dans 5 laboratoires différents, qui démontrèrent à priori ce fait, grâce à la petite couche de patine présente ou non sur les gravures... Toutefois, quelques temps plus tard, Uchuyaaffirma au journaliste allemand Andreas Fischer que les pierres étaient authentiques. S'il avait prétendu les avoir fabriquées, c'est parce qu'il craignait d'être mis en prison pour recel d'artefacts archéologiques - les autorités péruviennes réprimant fermement le pillage de sites archéologiques.
Javier Cabrera affirmait avoir fait réaliser en 1967 une expertise d'une trentaine de ses pierres, dont certaines parmi les plus controversées, montrant des dinosaures. Elles furent examinées par le géologue Eric Wolf, qui observa que les pierres étaient recouverte d'une fine patine d'oxydation, y compris au niveau des gravures, ce qui le conduisait à penser qu'elles étaient anciennes. En outre, les gravures avaient été exécutées juste avant que les pierres n'aient été déposées dans les tombes ou les lieux archéologiques où elles avaient été découvertes... ce qui, selon Cabrera, indiquait qu'il ne s'agissait pas de simples objets d'art décoratifs mais qu'on avait cherché à les mettre à l'abri pour les transmettre à la postérité.
En 1969, une nouvelle publication archéologique intervient : un Guide de la carte archéologique et pictographique du département d'Ica est publié en 1969. Ce texte décrit comment, le 26 Octobre 1966, l'archéologue et conservateur du musée d'Ica, Mr Pezzia, a découvert une troisième pierre sculptée dans une tombe du cimetière San Evaristo, à l'Hacienda Tomaluz (région Cayango d'Ica). " La tombe, dit Pezzia, a été formée par une fosse circulaire de 1,20 m de profondeur. A 50 cm de la surface se trouvait la tête et les restes d'une momie correspondant à un enfant de sept ans, regardant vers le sud, avec des restes humains détruits par un processus de carbonisation, à l'exclusion de la mâchoire inférieure et de quelques petits os. En observant il a constaté la position assise de la momie. Dans la section précédente de la momie et au niveau de la région pectorale, est-ouest, ils ont découvert les documents suivants: La première preuve archéologique correspondait à une roche ou rocher d'andésite fortement carbonisé d'un type de forme elliptique et plat, étant décoré selon le paragraphe suivant. La pierre est noire avec des taches brunes, avec 65 millimètres de longueur, 45 de large et 20 d'épaisseur, ayant la surface inférieure non décorée, mais une surface ondulée. Le spécimen a été trouvé dans une position horizontale avec la face gravée vers le haut et à proximité de la hauteur des épaules de la momie. La décoration correspond à un «poisson» dans une technique réaliste, un corps allongé, une grosse tête, la bouche et les yeux moyens, une grande nageoire dorsale, deux petites branchies ventrales et une queue robuste et se terminant par un écoulement d'ailettes symétriques. Toutes les nageoires sont décorées par des lignes croisées. La conception occupe presque toute la surface de la pierre et est tracée sur le diamètre perpendiculaire de celle-ci. La relique se comporte comme un nouvel élément culturel de la préhistoire régionale, trouvé en association archéologique. Sans doute ces pierres gravées ont dû jouer un rôle important dans les croyances des populations isolées de la vallée d'Ica, à en juger par son symbolisme appréciable. Actuellement, ces témoignages sont investigués sur toute l'étendue des conclusions précises... ". Et le prestigieux archéologue péruvien conclut son rapport avec les mots suivants et dévastateurs: " La référence de la tombe a servi à vérifier l'authenticité des pierres gravées à l'époque du Moyen Horizon de la vallée de Ica ". A l'époque, les pierres sont, avec aucun doute, authentiques, car excavées de tombes inconnues par des scientifiques... même si ces dessins sont inconnus culturellement, il n'y a pas de doutes. C'est la notion de dinosaures associés à des humains qui transforment les pierres en impossibilité... puis faux. Mais en fait, était-ce des humains ? ou même une ère précise connue ? La vérité est probablement ailleurs qu'une simple logique...
Le Guide archéologique confirme en tout cas que : le 20 Août 1966, l'architecte trouve une pierre gravée dans une tombe préhispanique à l'Hacienda Cayano (LCA). D'un côté, elle présente un oiseau aux ailes déployées. Âge de la tombe: entre six cents et neuf cent ans. Le 11 Septembre 1966, au Cimetière Max Uhle (LCA). Santiago Agurto Calvo et l'archéologue Alejandro Pezzia trouvent une deuxième pierre sculptée. Sur un côté un glyphe apparaît comme une étoile. Âge de la tombe: entre quinze cents et deux mille trois cents ans. Le 26 Octobre 1966, Pezzia déterre une troisième pierre gravée dans le cimetière de San Evaristo (Tomaluz, lca). La gravure représente un «poisson». Âge de la tombe: environ un millier d'années. En Octobre 1966, Alejandro Pezzia trouve une quatrième pierre gravée à cinquante mètres de la précédente, à 1,60 mètres de profondeur, dans une tombe de sable cylindro-conique avec une faible humidité. A côté des restes de deux momies est découverte une pierre presque plate gravée, du type andésite, noire, elliptique et de 66 millimètres au plus grand diamètre, 45 au plus petit diamètre et 16 mm d'épaisseur. Elle est gravée sur l'une de ses faces, avec une technique d'incision. Dans le dessin, on voit une flamme dans une conception réaliste. Cette gravure couvre toute la surface de la pierre, avec une grosse tête, des petites oreilles, un oeil elliptique, un museau rectangulaire et un cou court. Âge de la tombe: neuf cents ans.
Toujours en 1969, le 28 Janvier 1969 exactement, le professeur Trimborn et aussi le Dr. Frechen et ses assistants du laboratoire de Pétrologíe de l'Université de Bonn en Allemagne, analysent trois pierres gravées qui leur a été amenées par le géologue Eric Wolf. Trimborn, l'une des grandes autorités du monde de la culture et d'ethnologie du Pérou et de la Bolivie, analyse trois pierres gravées d'Ica et émet le jugement suivant: " ... On ne peut déterminer l'âge de la rainure, ou le moment où la gravure a été remplie. (Ces incisions sont toujours remplies par de la terre.) Nous pensons qu'il n'y a personne dans le monde qui puisse témoigner avec précision de l'âge exact de ces gravures. L'oxydation couvre efficacement la totalité de la pierre. Cependant, nous le répétons, on ne peut déterminer son âge. Cependant, ces images ou ces gravures ne sont pas récentes ".
En 1971, apparemment à nouveau sous la menace de problèmes avec les autorités péruviennes, Basilio Uchuya montra au reporter Alex Chionneti un des magazines que Cabrera lui aurait donné, qui exposait différents types de dinosaures, pour qu'il s'en serve comme source d'inspiration. Le paysan préfère directement accuser le Dr Cabrera donc, sans apporter de preuves, mais se fait payer par le journaliste pour ces infos.
En 1974, suite à deux visites au musée des pierres d'Ica en 1973, Robert Charroux discute de l'affaire d'Ica dans tout un chapitre de son livre L'Enigme des Andes, sans réellement se prononcer sur l'authenticité de toutes les pierres, il pense que " les pierres proviennent peut-être de l'un des sanctuaires secrets où les habitants de l'Atlantide ont laissé de vastes témoignages de leur civilisation avancée "...
Le célèbre journaliste du paranormal, Juan Jose Benitez, dans son livre "Existió Otra Humanidad" (1975), présente sa version des événements. Pour lui, les pierres vendues sur le marché noir étaient évidemment faites par des artisans qui essaient d'imiter les motifs et les dessins que le Dr Cabrera gardait dans son musée, et qui étaient authentiques. " Irma Acarpana, comme Uchuya et le reste des familles qui habitent Ocucaje, avait été pendant plusieurs années - éventuellement depuis 1962 - voir les pierres qui gisaient au fond du désert. Cela pourrait très bien expliquer que les motifs choisis par elle à "graver" sur les pierres déposées sur le sable de sa cour étaient si semblables, ou tentaient de paraître, de parler de certaines propriétés, à l'authentique collection d' "idéogrammes" de Javier Cabrera. En réalité, comme je l'ai confessé quelques minutes après Tito Aisa, la véritable cible de la vieille Irma, ce n'était pas exactement de vendre la pierre, mais de "protéger" ceux qui pourraient effectivement être mis en difficulté. Tito faisait allusion, bien sûr, à la police ou les archéologues officiels. La pierre à moitié gravée du dossier était la meilleure preuve qu'elle "avait travaillé" les rochers ... ". Cela se complique en effet, car les huaqueros, pour se protéger de la police, montre volontairement et facilement qu'ils font des faux (ce qui n'est pas interdit !) et ne vendent aucun vrai artefact qui pourrait les mener en prison à cause des lois sur la protection des vestiges archéologiques...
En janvier 1975, Basilio Uchuya et Irma Gutierrez de Aparcana affirmèrent donc à nouveau au journal péruvien Mundial qu'ils avaient fabriqué eux-même leurs pierres. Ils en avaient vendu principalement à Javier Cabrera Darquea, ainsi qu'à divers touristes dans une moindre mesure. De Aparcana montra aux journalistes l'endroit où elle extrayait les pierres et affirma qu'elle se dédiait entièrement à la fabrication des pierres, ce qui lui permettait d'en réaliser une vingtaine chaque semaine. Uchuya précisa quant à lui qu'il fabriquait des pierres depuis près de 10 ans mais qu'il avait arrêté d'en faire depuis quelques années déjà. Tout ceci n'expliquant pas les 11000 pierres récupérées par Cabrera en moins de 10 ans. Il détailla le processus lui permettant de produire les pierres : il brûlait les roches, les gravait avec un couteau à double lame, puis les plaçait un certain temps dans de l'argile, et il terminait son travail en les passant au cirage noire à chaussure. Enfin, Uchuya affirma que Cabrera lui-même était au courant de la supercherie. Mais il s'avéra que Mundial n'avait aucune réelle preuve de ces allégations, car les journalistes (qui avaient payé les huaqueros), malgré leurs promesses de le faire, ne publièrent aucun film de cette fabrication artificielle ni de l'endroit d'où était extrait les pierres. La seule photo fut celle de Uchuya montrant un magazine des années 1970 affichant des dinosaures...
En 1976, le biologiste américain Ryan Drumétudia les pierres au microscope et n'y décela aucune trace d'usinage. " j'ai étudié les roche avec un agrandissement de 30 et 60 avec un microscope électronique et je n'ai pas trouvé, dans les incisions, des traces de manipulations. Si les pierres sont authentiques, alors elles ont une valeurs inestimables ; si elles sont une blague, étant donné la masse, et la précision des détails nous devrions étudier anthropologiquement parlant son auteur...".
La même année 1976, un ingénieur de la NASA convaincu que par le passé la Terre a été visitée par des aliens, Joseph Blumrich, analysa lui aussi une pierre d'Ica et observa une patine d'oxydation recouvrant toute la pierre, y compris les gravures. " je suis resté profondément impressionné par ce que j'ai vu. Et je suis très heureux d'avoir trouvé une evidence aussi directe de ce que je crois. Je n'ai aucun doute sur l'authenticité de ces pierres ".
En 1976, Cabrera publia lui aussi un livre, El mensaje de las piedras grabadas de Ica (dont la traduction anglaise The Message of the Engraved Stones of Ica ne fut publiée qu'en 1989), dans lequel il exposait ses théories sur la nature et l'origine des pierres - qu'il appelait les glyptolithes (« pierres gravées » en grec). Il y spéculait également sur les informations d'ordre médicales, astronomiques, historiques... qui étaient selon lui données par les pierres.
La famille Uchuya confirma à nouveau à l'archéologue Federico Kauffmann en 1977 que c'est le Dr Cabrera qui fournissait des magazines et des dessins pour la fabrication des pierres (sans en expliquer la raison car l'intérêt d'accumuler encore des (fausses) pierres achetées semblait déjà assez inutile).
A gauche le Dr. Cabrera avec le chercheur Fernando Jímenez del Oso. A droite avec l'ufologue et journaliste J.J. Benítez. (Fotos por piedrasdeica.es, JJ Benitez)
Robert Charroux, en 1977, commentait : " j'ai examiné les fausses pierres incisées par Uchuya et la différence est manifeste, le trait est lourd et grossier. Il est impossible de confondre ces dessins si maladroits avec les magistrales incisions authentiques. Je voudrais savoir ensuite comment Basilio Uchuya a fait pour réaliser, de 1960 à 1967, plus de 11.000 pierres. Il existe de plus une collection analogue en Colombie. L'archéologue amateur et collectionneur Jaime Gutierrez Lega a recueilli une centaine de petites pierres, la plus intéressante nous montrant le disque génétique, elle est d'une largeur de 22 cm et montre, finement incisée, ce que Gutierrez interprète comme la structure microscopique des gènes et des chromosomes...". (Cette pièce archéologique étonnante a été exposée plusieurs fois dans les années 2000 par Klaus Dona).
le disque génétique en lydite de la collection Gutierrez
Quelques années plus tard en 1978, Uchuya réitéra ses aveux devant des journalistes qui tournaient le documentaire The Case of the Ancient Astronauts pour les chaînes PBS NOVA/BBC Horizon. Il fabriqua sous leurs yeux en une journée une pierre d'Ica, en la gravant avec un couteau, puis en la cuisant dans une corne remplie de fumier et en la passant au cirage à chaussure pour obtenir la patine extérieure. Des photographies de pierres de la collection Cabrera furent également montrées à Uchuya, qui reconnut les avoir fabriqué. Enfin, l'Institut des Sciences Géologiques de Londres examina une des pierres prêtées par Javier Cabrera ; il conclut qu'il s'agissait d'un faux, l'étude microscopique montrant qu'aucune patine d'oxydation ne recouvrait les gravures. Les gravures étaient en outre beaucoup trop nettes et trop claires pour des pierres supposées vieilles de milliers d'années.
En 1980, ayant appris que la reine d'Espagne Sofia manifestait un intérêt pour les pierres d'Ica, Cabrera lui fit expédier l'une des plus grosses pierres de sa collection...Un monolithe pesant plusieurs centaines de kg, qui nécessita une grue pour le charger et le décharger, et voyagea en avion jusqu'en Espagne. L'argent n'a jamais été un objectif pour le médecin de toute façon, avec évidence...
" j'ai rencontré Cabrera en 1991 - a déclaré le journaliste américain Brad Steiger - et j'ai examiné les pierre retrouvée à Ica. Sur elles, les hommes préhistoriques avaient dessiné des indigènes qui volaient sur un ptérodactyle et qui observaient avec une lunette un stégosaures, ce qui m'étonna quelque peu, vu qu'officiellement les dinosaures se sont éteints bien avant l'apparition de l'homme sur Terre. Et il y avait aussi des silhouettes d'animaux bizarres, inconnus, et des représentations détaillées de chirurgie moderne, comme une opération à cœur ouvert dont la connaissance était impossible dans l'antiquité ; et sur une autre pierre était décrite rien de moins que la dérive des continents... Aucun homme préhistorique ne pouvait être au courant de telles informations aussi bien du passé que du futur. Sur les pierres les plus grandes il y avait toute la mythologie et l'astronomie, basée sur un calendrier de 13 mois, d'un peuple qui vécut il y a 230 millions d'année, durant l'ère Mésozoïque. Cette ancienne population descendait d'une race extraterrestre qui avait visité la Terre il y a 400 millions d'années. Tout ceci se tire de l'étude des pierres...". " Dans plusieurs de ces pierres - répète Steiger - on voit les ancêtres de l'homo sapiens, des être d'abord amphibies, puis reptiles et enfin mammifères, de toutes façon antérieurs aux singes. Cabrera est convaincu que ces être ont été génétiquement manipulés par une race provenant des Pléiades, qui avait une base d'exploration sur Vénus. Ces aliens suivaient un plan scientifique bien précis. Malheureusement leur créature furent anéanties par le même cataclysme qui a enseveli sous des tonnes de roches les pierres d'Ica ".
" J'ai recueilli 20.000 pierres - a déclaré Cabrera dans les années 1990 - mais il en existe bien plus, au moins 50.000. Il est nécessaire qu'une commission d'étude se crée et que le gouvernement péruvien institue un système de surveillance permanent pour protéger cette richesse nationale ".
En 1996, Javier Cabrera Darquea abandonna sa carrière de médecin (il était à la tête du département de médecine de l'Université de Lima) pour se consacrer exclusivement à l'étude des pierres gravées.
En 1996, Irma Gutierrez de Aparcana montra à l'ufologueVicente Paris la façon dont elle procédait pour fabriquer les pierres ; cette méthode était très similaire à celle employée par Uchuya. Il n'est pas connu, à l'heure actuelle, si les techniques employées par Uchuya et de Aparcana auraient pu permettre de créer la « patine d'ancienneté » observée au microscope par certains spécialistes.
En 1996 toujours, la NBC publia un nouveau documentaire intitulé Jurassic Art, très sceptique à propos des pierres d'Ica. Uchuya, interrogé par l'archéologue Neil Steede, continua à affirmer que les pierres d'Ica n'étaient pas d'authentiques artefacts mais des faux réalisés par ses soins. Il précisa également que « graver des pierres était plus facile que travailler la terre », mais qu'il n'avait pas fabriqué toutes les pierres préservées dans la collection du musée d'Ica. Steede observa également quelques pierres d'Ica de la collection de Cabrera, et nota que la patine qui les recouvrait n'était pas présente dans les sillons des gravures, indiquant ainsi une origine tout à fait moderne des pierres. A l'inverse, Steede eut accès à la collection de pierres du Muséum Régional d'Ica, aux origines diverses (vendues par les frères Soldi et divers paysans, ou récupérées des fouilles archéologiques de Calvo et Assereto) ; non seulement ces pierres ne montraient pas d'animaux préhistoriques ni de scènes futuristes, mais il leur trouva un travail beaucoup plus fin et plus précis que les pierres de Cabrera.
En 1997, des journalistes de la chaîne allemande Kabel 1 menèrent leur propre enquête. Javier Cabrera Darquera les emmena - ignorant qu'ils tournaient en caméra cachée - dans un pièce secrète, inaccessible au public, dans laquelle il avait entreposé des figurines en argile montrant des dinosaures, des humanoïdes avec une tête étrange, des kangourous... L'équipe allemande montra les images à Uchuya, qui affirma avoir réalisé également ces sculptures ; pour prouver ses dires, il leur montra une figurine similaire en tous points à celle de Cabrera. La même année, dans son livre Arrival of the Gods, Erich von Dänikenraconta qu'il avait pu observer les mêmes figurines en 1983, et que Cabrera l'avait même autorisé à les photographier en 1996 !Däniken put également envoyer une de ces figurines pour analyse à l'Université de Zurich et de Weimar : les chercheurs conclurent à une origine moderne des figurines, l'argile contenant même encore de l'eau. Ceci semblerait au moins prouver que Cabrera ignorait que Uchuya les avait fabriqué. Les sculptures furent toutefois décrites comme authentiques et « vieilles de 50 millions d'années » en 1998 par le journaliste Iker Jiménez dans la revue Enigma. Vicente Paris eut également accès à cette sale secrète dans les années 1990 ; il put y observer des pierres d'Ica représentant la crucifixion de Jésus, et une autre imitant La Cène de Léonard de Vinci !
Et en 1998, l'ufologue espagnol Vicente Paris et José Antonio Lamich (directeur de la société d'étude du paranormal Hipergea) publièrent les résultats de 4 années d'enquête sur les pierres, à l'issue de laquelle ils concluaient au canular : des microphotographies de certaines pierres prouvaient que du papier de verre avait été utilisé, et en certains endroits, le crayon de couleur et la peinture ayant servi à dessiner le patron de la gravure étaient encore visibles, le couteau ayant débordé du patron. Vicente Paris a montré également que les pierres d'Ica reproduisaient souvent des motifs présents sur des artefacts précolombiens anciens, dont les paysans auraient pris connaissance via des magazines et des journaux. Certaines pierres d'Ica de la collection Cabrera figurent ainsi les célèbres géoglyphes de Nazca. Roger Ravinez, membre de l'Institut National de la Culture du Pérou, a affirmé dans la presse que les pierres d'Ica ne possédaient pas d'unité stylistique et empruntaient des éléments des cultures Nazca, Mochica, Paracas, Tihuanacu... Les pierres montrant des dinosaures sont pour la plupart assez fantaisistes (dinosaures avec un pis de vache, un œil humain au milieu du dos...). Même les plus réalistes témoignent souvent d'une méconnaissance de ces derniers, preuve qu'elles ont été réalisées par des gens qui n'avaient jamais vu de dinosaures de leur vivant. Ainsi, les théropodes carnivores sont représentés avec une posture verticale, comme les anciens paléontologues les imaginaient... Alors que des études de biomécanique ont clairement montré depuis les années 90 qu'ils avaient nécessairement une station horizontale pour pouvoir se déplacer avec aisance malgré leur masse. De même, certains sauropodes sont représentés en train de dévorer des êtres humains, alors que ces animaux étaient herbivores... Certaines pierres montrent également des chevaux tirant des chariots... alors que le cheval était absent sur continent américain avant l'arrivée des Conquistadors !
Une pierre examinée au microscope par Vincente Paris entre 1994 et 1998, prouvant qu'elle a été usinée et est fausse (ce qui ne veut pas dire que toutes les pierres soient fausses si l'on compare tous les faux fabriqués par les huaqueros (fausses poteries incas et autres) aux vrais artefacts mayas, incas, nazca, etc...).
Dennis Swift affirme avoir étudié au microscope trois pierres gravées, auprès de deux entreprises spécialisées dans la vente de matériel optique de pointe (Palm Abrasive et Mason Optical Inc) : une pierre fabriquée à sa demande par Basilio Uchuya, une de la collection Cabrera, et une autre trouvée lors de fouilles à Nazca en 2001 montrant des « dinosaures ». Les observations auraient révélé que la première était récente (pas de patine d'oxydation) et présentait des marques d'outillage moderne ; les deux autres ne présentaient pas de marques d'usinage, la deuxième semblait "vieille" (sans qu'aucun âge ne puisse être déterminé de façon certaine), la troisième avait l'air très ancienne et présentait un aspect typique des pierres précolombiennes. Ces travaux, outre qu'ils ne permettent pas de se prononcer sur l'authenticité des pierres de la collection Cabrera, ont été vivement critiqués pour leur caractère pseudo-scientifique : une entreprise commerciale n'est pas un laboratoire, et au demeurant Dennis Swift n'a pas les compétences pour expertiser les pierres (il est pasteur avec une formation en théologie). Ses détracteurs l'ont ainsi accusé de chercher uniquement à défendre ses croyances créationnistes à travers les pierres d'Ica... Notons aussi que Dennis Swift a rejeté en bloc les affirmations des sceptiques, et notamment le travail de Neil Steede. Il affirme que Basilio Uchuyalui aurait avoué ne pas avoir créé les pierres d'Ica mais les avoir récupéré sur des sites archéologiques de la région d'Ocucaje ; en guise de preuve, Uchuya lui aurait même montré des tombes dans lesquelles des pierres gravées similaires étaient visibles (En fait, certains faits semble prouver que Uchuya a toujours été réellement sous la menace d'un emprisonnement et d'amendes sévères pour ses activités illégales de ventes d'artefacts...) :
Le 03 mars 2001, J. J. Benitez revient à Ica et rencontre pour la dernière fois le Dr Cabrera (décédé le 30 décembre 2001). " Pour commencer, nous avons parlé du personnage principal de ces pierres gravées d'Ica. Dans les milliers d'exemplaires ont été observés, à de nombreuses occasions, le même personnage qui est toujours répété : ce que le Dr Cabrera a appelé "l'homme gliptolíthique". Autrement dit, un individu au grand crâne, avec des mains pour le moins étranges, des mains à quatre doigts, toujours sans les pouces. Des hommes (?) apparemment petits en taille et en possession d'une connaissance déconcertante. Toute une humanité éteinte, selon Cabrera, qui vivait sur Terre à l'ère des dinosaures. Un peuple qui, pour des raisons inconnues, a disparu à jamais. Mais avant de mourir, cette humanité nous a laissé un héritage. Une sorte de «lègue», avec toutes leurs connaissances. Un héritage très original: des milliers de pierres gravées. Certaines minuscules et d'autres d'un peu plus d'un millier de kilos de poids ".
" Je me souviens de la question éternelle, dans cette dernière conversation avec Javier Cabrera Darquea en Mars 2001, où j'ai à nouveau soulevé la vieille question presque éternelle: « n'est-il pas temps de révéler le lieu d'où a été extrait les pierres ? Vous ne pourrez pas vivre éternellement ... " Cabrera, assailli par le cancer qui le prendrait dans un peu plus de huit mois, il sourit. Il a répondu avec la réponse qu'il utilisait toujours; qu'il répète depuis près de trente ans: « Je ne suis pas riche, cher ami ... Et l'homme est égoïste. Ces onze mille pierres m'ont coûté beaucoup d'argent. Si maintenant je faisais connaître le lieu dont elles sont extraites, toute la renommée prendrait un autre chemin... "
" Et, comme toujours, à ce point, un sourire indulgent et il changeait de sujet. C'était inutile. Durant les vingt-sept ans où j'ai apprécié son amitié, je n'ai pas pu obtenir une seule piste sur le site du lieu qui avait apparemment été creusé pour ces milliers de pierres gravées. Et la même chose est arrivée avec les Indiens du village voisin de Ocucaje qui, selon Cabrera, étaient responsables de l'extraction précitée. Chaque fois remis en question, et il y avait beaucoup de mes visites dans la région, ils ont répondu avec un silence éloquent. C'était incroyable. L'une des deux choses: soit le pacte entre le médecin et les Indiens iqueño était plus sacré que supposé ou bien Javier Cabrera n'a jamais été informé de l'endroit ou des endroits où les pierres gravées ont été découvertes. "
" Et au fil du temps, compte tenu notamment de ce qui est arrivé quelques jours après la mort de mon ami, je suis parvenu à la deuxième conclusion : les Indiens Ocucaje ont jalousement gardé leur secret, dans la mesure où ils ne l'avaient pas révélé encore au Dr. Cabrera... "
" Basilio Uchuya, emprisonné lamentablement, cette histoire étonnante des pierres gravées s'emmêle lorsque, peu de temps après ma première visite Wing House Museum (1974), sont entrés en scène les médias péruviens. Les nouvelles des onze mille pierres ont fini par transcender et, comme prévu, des problèmes ont surgi. Les archéologues du pays ont protesté, accusant Javier Cabrera de dénaturer la vérité. Et ce que c'était vrai pour les archéologues ? Autrement dit, les pierres en question ne pouvaient obéir à une falsification des Indiens. Et la pression était telle que certains des habitants du village de Ocucaje ont été arrêtés et interrogés par la police. Parmi ceux-ci, Basil Uchuya, l'homme qui avait fourni la plupart des onze mille pierres au Dr Cabrera.
Et comme je le sais, Basilio a été menacé par des policiers. Et, bien sûr, il a fini par 'avouer' qu'il était en effet l'auteur de toutes les pierres gravées qui peuvent être vues dans la maison-museo de la Plaza de Armas de Ica, et un peu plus. Lui et quatre amis Ocucaje...
J'ai parlé avec Uchuya au sujet de ces incidents et j'ai toujours reçu le même sentiment: la peur l'a forcé à avouer quelque chose d'irréalisable. Permettez-moi d'expliquer. Combien de temps a été employé par Basilio Uchuya pour graver ces onze mille pierres ? Bien que pour beaucoup de grand poids et de grande surface à graver, ils auraient eu besoin d'au moins trois à cinq mois, nous avons supposé un temps moyen d'une semaine par pierre. Il suffit d'un simple calcul pour vérifier que le bon Uchuya aurait besoin de deux cent onze ans, en travaillant sans relâche. Même si l'on divise ce travail par quatre voisins, chacun aurait hypothéqué près de 53 années pour concevoir, brûler et réenterrer la pierre. Quiconque a marché à travers le village misérable de Ocucaje, ou qui a un minimum de bon sens, peut comprendre que Uchuya ne peut ne pas être l'auteur de toutes les pierres gravées d'Ica. Et un autre «détail» pas moins intéressant: si le développement de haut relief sur les rochers de mille kilos de poids entraînait, comme je le dis, trois à cinq mois de travail, pourquoi les Indiens les ont vendus en 1974 à un, deux et trois dollars ? Trois dollars pour cinq mois de travail acharné ? Certainement, Uchuya ne pouvait pas être l'homme qui a sculpté ces onze mille pierres. Mais la «confession» sous la menace de la police a fait le «miracle». Et la société péruvienne a été soulagée ".
Cabrera mourut le 30 décembre 2001 des suites d'un cancer. Quelques 20000 pierres sont toujours actuellement exposées dans le musée, classées sur des étagères par catégorie (astronomie, médecine, transports, animaux... La collection est tenue par Maria Eugenia, la fille de Javier Cabrera.
Dans son reportage de 2002, " PLANETA ENCANTADO", P-1, "LA HUELLA DE LOS DIOSES" diffusé sur la chaîne de télévision TVE1, on voit des images de Cabrera. J.J. Benitez s'adresse a la fille du Dr. Cabrera, qui tient maintenant le musée de son père, montre des images enregistrées avec ce dernier, qui parlaient alors des momies trouvées avec des pierres, des figurines et des pierres montrant des êtres, techniques et mécanismes étranges, non humains.Il montre même un animal dans un carton (un crabe à priori) qu'il pense être un être inconnu préhistorique ou antique car momifié, et visible d'après lui sur certaines pierres d'Ica, mais les variétés de crabes sont tellement grandes qu'il est difficile d'en juger sans examen d'un spécialiste. Je n'ai pas trouvé un équivalent de crabe au Pérou mais cela ne veut rien dire.
Un crabe étrange gardé par Cabrera dans sa pièce secrète...
Dans ce reportage (visible ci-dessous en VO espagnol), Mr Benitez se fait mener sur les lieux des découvertes des pierres originales par le célèbre huaquero Basilio Uchuya, voilà comment il en parle : " Le 15 janvier 2002, je me suis présenté à la maison de Uchuya. Et vint la surprise... Pendant un certain temps, nous nous souvenons de la figure du médecin des iqueño. Puis j'ai suggéré "quelque chose" qui ne passe pas inaperçu à Uchuya. Les circonstances avaient changé. Une fois mort Cabrera, pourquoi ne pas révéler le lieu d'où les Pierres sont extraites ? Basilio se tut. Et ce long silence gêné me déconcerta. Est-ce que le site avait réellement existé ? Et je remarquais à quel point l'Indien a lutté à l'intérieur: Javier Cabrera était mort. Rien n'était le même... C'était le bon moment. Je garantissais un salaire, en compensation du temps perdu possible, et Uchuya, après un marchandage timide accepte: "Ok, vous serez le premier à voir... ". En échange de le mener à l'une des collines où sont découverts les galets depuis près de 30 ans, le huaquero aura 200 dollars et une bouteille de pisco, et ils pourront déterrer, découvrir et filmer des nouvelles pierres d'Ica en direct...
C'est donc dès le lendemain, à l'aube, que Mr Benitez (voir le reportage) ira sur cette petite colline située dans le désert de Ocucaje, un lieu désolé. Les premières photographies sont prises et le journaliste examine la pente où les indiens veulent creuser. Cela ressemble à un terrain sec et compact, sans aucune trace de fouilles récentes, pas d'empreintes, rien, impossible que Uchuya ou un autre indien ait caché des pierres la nuit dernière, après ce subit accord imprévu. Et les caméras sont là.
Quarante-cinq minutes plus tard, Omar, l'un des garçons Ocucaje, a arrêté la pelle et montra une tache dans la poussière. " Nous avons tous couru vers la zone. Tous sauf Basilio. Je me suis penché sur le terrain et, en effet, découvert une petite pierre gravée, à demi enterrée. À mon grand étonnement, tout droit. Le terrain était sec, sans aucun signe d'excavation précédente. Et lentement, très lentement, pinceau à la main, j'ai entrepris de l'enlever ". C'était bien une pierre gravée... et peu de temps après, la même opération se déroulait avec une deuxième pierre. Et ces pierres semblaient être enterrées depuis très longtemps. La forte inclinaison de l'escarpement rocheux et de la terre faisait que le tout s'effondrait vers la base de la colline, rendant difficile une localisation des galets gravés. Logiquement, si quelqu'un avait essayé d'enterrer d'abord ces galets, le même problème d'effondrement aurait eu lieu aussi sur cette pente à 40 % de matières friables et en équilibre, rendant la tâche très compliquée. Combien de pierres ont été "loupées" ce matin-là ? Le fait est qu'au bout d'une heure et demie de travail, c'est 9 pierres gravées qui sont trouvées, dont deux très grosses, et sur un terrain apparemment vierge de toute fouille précédente. L'expérience a été déconcertante pour le journaliste, de son plein aveu. Est-ce que cela signifie que Basilio Uchuya disait la vérité ? Doit-on prendre cette découverte de ces pierres sculptées comme confirmation des théories étranges du Dr. Javier Cabrera ? Est-ce qu'elles avaient en fait été enterrées par Uchuya, ou l'un des voisins Ocucaje, des mois ou des années auparavant ? Ont-elles appartenu à une culture préhispanique ? Toutes les options étaient sur la table...
Mr Benitez a donc emballé ses neuf pierres et les a emmené en Espagne, pour les faire analyser. Dans la mesure où c'était lui qui les avait excavé, il avait au moins cette certitude. Sept des neuf pierres gravées qui ont été excavées à Ocucaje sont actuellement entre les mains de quatre équipes du même nombre d'universités espagnoles. Les autres ont été envoyées au Canada. Des premiers résultats sont tombés dans l'année 2002 mais, comme l'a dit le professeur Trimborn lorsqu'il a assuré qu'il n'y avait aucun scientifique qui pouvait témoigner avec précision de l'âge exact des incisions, c'était peut-être avec raison...
Certaines gravures semblaient modernes, et d'autres, selon les scientifiques, vieilles. Et le Département de chimie physique de l'université de Cadix ajoutait que la patine sombre couvrant les pierres était une matière organique (bitume ou asphalte). Qu'est-ce que cela signifiait ? Il n'y avait que deux explications possibles:
1. Que la substance bitumineuse apparaissant sur les pierres ait été fournie de nos jours. En d'autres termes, un "vieillissement" artificiel. Quelque chose que les Indiens pratiquent aussi à Ocucaje. Dans ce cas, les pierres analysées par l'Université de Cadix seraient fausses. 2. Que cet asphalte procéde du passé. Peut-être des temps pré-hispaniques ? Les Incas, par exemple, utilisaient l'asphalte. Dans ce cas, les pierres sculptées ci-dessus seraient «authentiques». Autrement dit, gravées dans le passé. Il fallait donc attendre que les scientifiques analysent ledit bitume.
Le «rapport» du Canada est suspect, en ce qui concerne les études de l'Université du Winnipeg au Canada. En effet, ils ont reçu leur pierre le 09 mai 2002 comme ils l'indiquent... et font leur rapport le lendemain, 10 mai, par email ! Il semble qu'ils n'aient pas trop cherché à comprendre ni étudier mais ont juste cherché des données sur internet, et soient tombé sur l'histoire des pierres d'Ica... et ils reprennent les mêmes conclusions que des anciens laboratoires. Quand un rapport réel et par écrit est demandé, ils refusent... Il semble donc que cette université ait surtout cherché à se protéger au détriment de la vérité et de la simple recherche scientifique. Et qu'en plus elle ait gardé la pierre, puisque de toute façon, c'est un faux...
Le reportage vidéo sur les pierres d'Ica, les découvertes, les glyphes de Nazca de J.J. Benitez (en VO espagnol) :
Les analyses finirent par semer encore plus le trouble scientifique, car, le jeudi 24 Janvier 2008, le journal local de Ica, "la Voix de Ica", publie sur sa couverture "Les Pierres Cabrera sont authentiques" en se basant sur une ultime analyse venant d'Espagne (faite par Swift et visible dans l'un de ses livres) qui a pu dater l'ancienneté des gravures de certaines pierres à au moins 10.000 ans... :
Interprétations - hypothèses
La première conclusion logique est qu'il y a eu deux périodes distinctes au niveau de l'affichage des pierres d'Ica, et elle est facilement décelable dans les écrits des premiers archéologues et découvreurs : Agurto Calvo n'a jamais observé la moindre originalité sur les pierres de sa collection, pas plus qu'Herman Buse sur les pierres de la collection Soldi qu'il a pu examiner en 1966. Les pierres gravées déterrées par Agurto Calvo et Pezzia Assereto dans les années 60, les seules à avoir jamais été authentifiées de façon sûre et certaine, montraient une fleur stylisée et des poissons. De même, les pierres du Muséum Régional d'Ica observées par Neil Steede ne figuraient que des thèmes très classiques de l'art précolombien. C'est d'ailleurs la principale raison pour laquelle ces galets n'intéressaient pas les archéologues, étant donné la richesse des autres découvertes préhistoriques et classiques au Pérou, proposant bien plus de valeurs et de connaissances... et les paysans et huaqueros tentaient de les vendre à des coûts minimes, en vain... C'est au cours de la seconde période à priori (à partir de 1966-1967) que les dessins comportant des scènes étranges, avec des dinosaures ou monstres, des "telescopes" ou autres techniques, sont apparues...
A moins que ces inondations de la rivière Ica de 1961 aient réellement déterrées un nouveau site avec des galets d'une culture encore inconnue ou plus anciens que les autres bien sûr. Cabrera admettait que certaines pierres d'Ica étaient effectivement des créations "récentes" : des Incas ou des populations pré-Incas les auraient fabriqué en se servant de motifs et dessins transmis de génération en génération depuis des temps immémoriaux, ou ils se seraient inspirés de motifs qu'ils auraient vu sur des pierres anciennes de l'époque des hommes glyptolithiques. Selon lui, ces pierres "modernes" fabriquées par les précolombiens, étaient cependant reconnaissables à leur gravure et leurs dessins plus frustres que les pierres d'Ica réalisées par la civilisation des glyptolithes... Javier Cabrera Darquea a toujours clamé, de 1966 jusqu'à sa mort en 2001, avoir cherché à attirer l'attention des archéologues sur les pierres et avoir demandé que celles-ci soient analysées en laboratoire. Selon ses dires, il se serait heurté à une vaste indifférence de la communauté scientifique. Cabrera a toujours nié avoir commandé des pierres à Uchuya ; il affirmait au contraire que les pierres étaient authentiques, et que les paysans lui avaient montré une grotte, révélée suite à un effondrement de terrain à proximité de la rivière Ica, dans laquelle une grande quantité de pierres gravées étaient entreposées. Il refusa cependant toujours d'en révéler l'emplacement, y compris à son proche ami Erich von Däniken, et à Neil Steede qui se proposait pourtant d'être amené sur le lieu les yeux bandés.Difficile de savoir après le temps passé, mais la collection Cabrera serait de toute façon composée de vraie pierres et de fausses pierres comme prouvé par Vicente Paris... La seule exception concerne les pierres déterrées dans des tombes par Augusto Calvo et Pezzia Assereto en 1966, qui furent attribuées à la culture Paracas (entre 800 - 200 av. J-C.), ce sont les seules prouvées être vraies à 100 %, mais il y en a bien.
D'ailleurs, d'après le consensus actuel des années 2000, le débat se porte plutôt sur la façon de distinguer effectivement les vraies pierres des fausses pierres, la pierre étant datable (mésosoïque) mais non le gravage... Le seul moyen de dater les pierres consiste donc à étudier les gravures elles-même, en déterminant avec quels outils elles ont été réalisées, dans quelles circonstances... Une technique souvent utilisée par les laboratoires consiste à étudier la patine d'oxydation qui recouvre les pierres (et les gravures si elles sont anciennes), qui ne peut se former qu'après plusieurs années et qui donne une indication approximative de l'âge des pierres. La majorité des spécialistes et archéologues ont peu de doute sur la nature frauduleuse des pierres les plus extravagantes (montrant des dinosaures, des scènes chirurgicales ou des extraterrestres) ; et même des auteurs pourtant très favorables à la théorie des anciens astronautes comme Erich von Däniken et David Hatcher Childress ont exprimé leur sérieuse réserve quant à leur authenticité...
Selon Cabrera et son livre, " les pierres auraient été réalisées par la civilisation des « hommes glyptolithiques » il y a plusieurs millions d'années, alors que les dinosaures existaient encore sur Terre. Ce peuple extraterrestre aurait été originaire de la constellation des Pléiades et d'une très grande intelligence ; d'après Cabrera, ils sont décrits sur les pierres d'Ica avec une large tête, des bras petits et faibles, un torse large et des jambes trapues. La civilisation des glyptolithes aurait implanté des « codes cognitifs » chez certains primates (de l'espèce des Notharctus selon Cabrera) ce qui les aurait conduit à évoluer pour donner naissance à l'Homo sapiens modernes. Ces hommes modernes, organisé en diverses castes selon leur intelligence et regroupés dans une unique mégalopole gigantesque, étaient au service des hommes glyptolithiques qui les utilisaient pour réaliser diverses tâches : études scientifiques, aménagement de la terre... Toutefois, la Terre connu une suite de catastrophes (séismes, réchauffement climatique puis ère glaciaire) qui conduisirent les extraterrestres à quitter la planète pour retourner sur leur monde originel. Les êtres humains, abandonnés par leurs créateurs et instructeurs, retournèrent à une vie sauvage et perdirent leur connaissances et leur technologie. Avant de partir, les hommes glyptolithiques auraient cependant sculpté les pierres d'Ica, dans le but de transmettre à la postérité l'histoire de leur civilisation et de prévenir les générations futures de la survenue de nouvelles catastrophes. Les populations précolombiennes seraient apparues bien après la civilisation des glyptolithes, et elles se seraient appropriées les pierres d'Ica en leur attribuant une origine divine. Cabrera spécule également sur la possibilité que les Incas et les peuples pré-Incas aient tiré une partie de leur savoir et de leur culture des pierres d'Ica. "
Remarquez que cet être mi dinosaure-mi humain possède trois longs doigts et une tête étrangement semblable aux reliques découvertes récemment au Pérou !
Plus rarement, les pierres d'Ica sont associées aux reptiliens, puisque certaines d'entre elles montrent des dinosaures humanoïdes. Une théorie très sérieuse d'un scientifique affirme en effet que l'évolution des dinosoriens, avant même leur extinction ou provoqué par la catastrophe, aurait possiblement créé une race intelligente de dinosaures (avec des dizaines de millions d'années pour y arriver), se terminant par une sorte d'humanoïde-dinosauriens... je me suis servi de cette théorie des années 1980 du paléontologue Dale Russel pour écrire des nouvelles tout à fait imaginaires que vous pourrez lire ici, si vous êtes assez curieux (et que je vais peut-être publier sur papier un jour !) : https://www.sciences-faits-histoires.com/pages/ecrits/les-rapports-de-naar-loor-l-observateur.html
En tout cas je suis très surpris de cette étonnante synchronicité entre mes "visions" d'auteur et ces récentes découvertes au Pérou (même si ma vie entière est sujette à ce genre de synchronicités) !
Plusieurs créationnistes "Terre-Jeune" (qui s'appuient sur une lecture littérale de la Bible et affirment que la Terre n'est en réalité âgée que de 6000 ans) ont utilisés les pierres d'Ica comme preuve de leur théorie, notamment Dennis Swift et Don Patton. Selon eux, ces pierres confirmeraient que les hommes ont bien cohabité avec des dinosaures et des animaux préhistoriques il y a quelques milliers d'années dans le jardin d'Eden... Toutefois, le monde scientifique refuserait d'analyser ces pierres et tournerait en ridicule ceux qui en défendent l'authenticité, car il ne souhaiterait pas que le dogme de l'évolution et l'histoire officielle soient remis en question.
Les pierres d'Ica sont parfois montrées par certains cryptozoologues qui veulent argumenter sur la possibilité que des dinosaures aient survécu plusieurs millions d'années après la date de leur extinction officielle. Notons que la découverte récente en Chine de fossiles de dinosaures à plumes contenant encore du sang et possiblement donc de l'ADN pourrait, selon certains chercheurs, accréditer le fait que des dinosaures aient survécu beaucoup plus longtemps qu'imaginé jusqu'à présent...
Les pierres d'Ica sont très souvent reliées aux figurines d'Acarambo, une collection de figurines mexicaines représentant des dinosaures cohabitant avec des humains, et aux géoglyphes de Nazca, dont je parle un peu ici, situés non loin d'Ica (dans lesquels certains, comme Daniken, ont parfois vu un aéroport destiné aux vaisseaux spatiaux des hommes glyptolithiques de Cabrera), et qui apparaissent d'ailleurs sur certains galets, comme ci-dessous :
Une petite vidéo juste pour visualiser en peu de temps beaucoup de pierres d'Ica...
Mais, depuis les années 2000 et certaines découvertes archéologiques dans le monde (une très récente en France montrant par exemple que l'homme de Neanderthal avait bel et bien construit une structure à base de stalactites dans une grotte il y a plusieurs dizaines de milliers d'années - CNRS), des découvertes en physique et en mathématiques, traitements de l'information également, le fait est qu'il se produit (et ce n'est pas fini) un grand changement de paradigme et, il faut bien, le dire, sur certaines "certitudes" concernant d'anciennes découvertes ou théories. Ainsi, des scientifiques reconnus et étudiant en ce moment par exemple les collisions de particules dans les plus grands accélérateurs à particules du monde ont fait dernièrement une déclaration bouleversante : " nous avons détecté dans certaines collisions de particules (en plus de la découverte de particules inconnues) ce que l'on pourrait appeler des "bugs" ou "anomalies" tout à fait semblables à ce que nous voyons au niveau des "bugs" informatiques. C'est tout à fait comme si notre univers entier, donc nous-mêmes, était en fait une fausse réalité, mais bien un programme informatique virtuel dans lequel nous vivons. On se demande si l'univers n'a pas été créé par une civilisation très en avance et qui nous aurait en quelque sorte créé pour reconstituer son propre passé et ses ancêtres : ce que nous serions en fait donc ! "...
Quand des scientifiques très sérieux commencent à soupçonner ce genre de chose, on peut théoriser que de voir des dinosaures s'amuser avec des êtres humains ne pourrait être qu'un "bug" informatique de cette réalité virtuelle dans laquelle nous vivons ! Un bug visible pour des anciens péruviens qui l'auraient donc dessinés comme héritage...
Finalement, il serait presque plus simple de se dire que ces humains sur ces pierres d'Ica n'en sont pas, mais qu'il s'agit d'extra-terrestres qui se seraient appliqués à faire revivre quelques dinosaures par la génétique, à partir de fossiles donc, avant de créer aussi les êtres humains à partir du gène de grands singes africains ! Car après tout, pourquoi l'Homme est-il (était-il car tous les autres ont disparu !) si diversifié avec de multiples ancêtres (selon la science et ses théories de déduction "logiques" d'après ce qui est vu) sur quelques 9 à 7 millions d'années... alors que le grand requin par exemple, ou tout simplement le cœlacanthe... est pratiquement inchangé depuis 350 millions d'années... un "bug" informatique dans l'évolution ?
Une autre hypothèse serait bien sûr le voyage dans le temps (un voyage qu'une réalité virtuelle ou l'existence de mondes parallèles pourrait d'ailleurs faciliter selon ces théoriciens et physiciens qui affirment aussi que chaque événement ou possibilité d'événement créé un double de la Terre et de l'Univers à l'infini !) qui permettrait (toujours via un "bug" de notre fausse réalité) aux êtres humains frustres d'aller voir des dinosaures, et d'en ramener des images à graver sur des pierres. En fait, si on suit ces physiciens et leur récente publication, cette histoires de fausse réalité dans laquelle nous serions pourrait absolument tout expliquer, de nos dieux, nos anomalies scientifiques et mauvaise physique/cosmologie, notre sommeil et notre mort, à nos légendes et mythes les plus anciens, y compris les "modernes" comme les OVNI...
Pour finir, cet endroit mystérieux - entre les pierres d'Ica, les lignes et glyphes de Nazca et la vieille cité de Caral, sans compter l'Amazone et ses cités perdues, plus loin - est aussi l'endroit où les plus anciennes civilisations d'Amérique latine sont apparues, avec des datations les faisant remonter à l'époque de Sumer, de la civilisation de l'Indus et celle d'Egypte (voir les civilisations de Caral et de Sechin et quelques autres cultures du Pérou commençant à bâtir des monuments gigantesques il y a plus de 5000 ans...).
Ici j'avais déjà abordé les pierres d'Ica, mais surtout la notion de dinosaures en interaction avec les hommes, bien qu'il s'agisse bien souvent d'interprétations erronées (je pense personnellement que les "monstres" présentés sur plusieurs pierres d'Ica ne sont pas des dinosaures, mais des tatous géants, tortues géantes et lézards géants, paresseux géants, attestés comme vivants il y a 10.000 ans dans cette région !) : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/hommes-et-dinosaures-les-faits-sont-tetus.html
А. Комогорцев «Проклятые коллекции, или никому не нужные свидетельства того, что динозавры были современниками людей». Альманах «Тайны. Открытия. Приключения», выпуск 4, 2008.
Gigès, le mystérieux inventeur de la monnaie métallique
Pièce de Lydie en Electrum
Les plus anciennes pièces de monnaie métallique, marquant peu à peu le changements définitif (pour le monde entier sauf aux Amériques, où les peuples ont continué leur économie spécifique jusqu'à l'arrivée des envahisseurs et culture dévastatrice) de l'économie de l'Humanité, passant de la dernière économie créée (le troc) aux échanges par monnaie de substitution, toujours pratiqués de nos jours, ont été découvertes en Turquie, dans l'ancien Royaume de Lydie (ou Méonie pour Homère). Les Lydiens (aussi connus comme les Lud par les Egyptiens et Assyriens) était un peuple indo-européen descendant de Lydos, fils d'Attis d'après Homère. Quand on sait qu'Attis est en fait un Dieu très connu, d'origine Phrygienne (qui dominaient les Lydiens au début) et que l'on retrouve sous le nom d'Adonischez les Grecs et Romain ou Tammuzchez les Hindoux, on devine que les origines mêmes de ce peuple sont aménagées. Et ce n'est pas mieux pour leur Roi Gigès, qui a régné (d'après la science officielle mais avec une fourchette temporelle) de entre 708 et 687 avant Jésus-Christ, sa mort étant entre 680 et 648 avant Jésus-Christ...
Crésides d'argent, attribuée à Crésus-5ième siècle av JC
Il était appelé Gugu par les Assyriens, et serait à l'origine des traditions bibliques sur Gog, prince de Magog (c'est-à-dire en assyrien mā(t) Gugu : « pays de Gygès »). En fait, on ne sait pas vraiment comment il est arrivé au pouvoir car les sources sont rares (donc à fiabilité resteinte) et divergent complètement... :
Selon Hérodote (né vers 484 avant notre ère et mort vers 420 - donc 250 ans après environ), Gygès était à l'origine le fils d'un des gardes et le confident du tyran Candaule, (ou Sadyate, ou encore Myrsile), roi très légendaire descendant d'Héraclès (Hercule), qui était un roi vantard qui ne cessait de vanter la beauté de sa femme. Ne supportant pas que Gygès puisse douter des charmes de son épouse, Candaule lui donne l'ordre de tout faire pour la voir nue et constater sa vérité. Après avoir refusé car pensant que c'est indigne, Gygès finit par céder et se cache dans la chambre royale au bon moment pour admirer le déshabillage de la Reine. Mais celle-ci le découvre sans le laisser paraître. Elle a compris que le roi ne peut être que l'auteur de cette indignité et décide de se venger de cet outrage. Elle convoque Gigès le lendemain et lui fait le chantage suivant : soit il assassine Candaule, devient son époux et le nouveau Roi, soit il est exécuté... Gigès n'a pas trop le choix, poignarde le Roi et s'empare du trône de Sardes, capitale de la Lydie...Mais selon Platon (né en 424/423 av. J.-C., mort en 348/347 av. J.-C. - donc 300 ans après environ), Gygès n'était qu'un simple berger lydien à l'origine, qui faisait paître son troupeau lorsqu'un violent orage fit s'affaisser une colline. Il s'y aventura et découvrit un énorme cheval de bronze dans les flancs duquel étaient pratiquées des portes (Cheval qui rappelle un peu le célèbre Cheval de Troie de part sa description !). Après avoir ouvert ces portes, Gygès aperçut à l'intérieur du cheval le squelette d'un géant portant au doigt un anneau d'or. Il se saisi de cet anneau, se le passa au doigt, et, sans dire un mot de son aventure, il alla rejoindre les autres bergers du voisinage. Par hasard, il remarqua que, à chaque fois qu'il tournait sa bague vers l'intérieur, il devenait invisible de tous, tout en gardant la faculté de voir et d'entendre ce qu'il se passait autour de lui. Dès qu'il retournait la bague en sens inverse, il redevenait visible. Après avoir essayé les pouvoirs de son anneau par plusieurs expériences, il se rendit au palais et séduisit la reine. Il complota avec elle la mort du roi, le tua et s'empara du trône...
Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes
Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.
Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.
Des milliers d'outils en pierre taillée, d'os de chevaux, et une dent de lait humaine: une grotte du plateau central iranien a livré des traces d'occupation humaine vieilles de 452.000 à 165.000 ans, les plus anciennes jamais trouvées dans cet immense territoire à la croisée du Levant et de l'Asie.
Série Docu-Drama " Les Envoutés de l'Espace " - MAJ FIN - Update : 4 scènes coupées
Ce téléfilm de 1992 est basé sur des faits réels tirés du livre du spécialiste Budd Hopkins et vient en soutien à cet autre documentaire basé sur celui du scientifique John Mack.
Titre original : Intruders. Autres titres Canada : Les Visiteurs de l'au-delà. Tous Publics. Réalisateur Dan CURTIS. Scénariste(s) Barry ORINGER, Tracy TORMÉ. Auteurs originaux : D'Après le Livre ' Intruders ' de Budd Hopkins. Producteur(s) Michael APTED, Dan CURTIS, Branko LUSTIG, Eric SCHIFF, Tracy TORME.
Acteurs : Richard CRENNA, Mare WINNINGHAM, Susan BLAKELY, Daphne ASHBROOK, Alan AUTRY, Ben VEREEN, Steven BERKOFF, Lorry GOLDMAN, Rosalind CHAO, Robert MANDAN, Warren FROST
Sciences-Faits-Histoires (SFH) publiera les 19 parties à raison de 5 à la fois (4+présentation aujourd'hui) tous les 2-3 jours.
" Ce passage est extrait du reportage de Jimmy Guieu : « OVNI-USA : de nouvelles révélations », où Guieu présente le téléfilm que vous pouvez voir ici en 19 parties. Les commentaires sont du détenteur des vidéos "Videodocu".
Il a tout d’abord été diffusé en décembre 1993 sur Canal +, sous le titre « Les envoûtés de l’espace » (et le samedi 1er janvier 1994 à 14 h 00, dans son intégralité), puis plusieurs fois sur M6 à partir d’août 1995, sous le titre « les visiteurs de l’au-delà », sous la forme de téléfilms en deux parties.
John Mack et Budd Hopkins ont tous deux été conseillers techniques sur le film, ce qui lui donne une indéniable qualité de « docu-drama ».
Le générique du début signale que le film est basé sur le livre d’Hopkins « Intruders » (l’affaire Kathie Davis/Déborah Tomey), et le message final stipule bien, par ailleurs, que le film se base sur des faits réels.
Le tout est servi par un casting composé de stars du petit ou du grand écran (Richard Crénna et Steven Berkoff de la saga « Rambo », Mare Winningham de la série « Les oiseaux se cachent pour mourir ») et des effets spéciaux très bons pour l’époque, utilisés à bon escient et sans excès.
Personnellement, je trouve que les Extraterrestres montrés dans ce film sont beaucoup plus convaincant et saisissant que nombre d’ET actuels en images de synthèse.
Enfin, n’oubliez pas, en le regardant, que ce téléfilm date de 1992, c’est-à-dire bien avant la création d’ « X-Files » ou l’affaire de la créature de Roswell.
A noter que deux ouvrages français ont traité plus en détail de ce téléfilm :
« Alien Télévision » de Richard D. Nolane (Editions CGR, P. 227 à 232) et « Aux frontières du réel. Vol. 2 : l’appel des étoiles » de Francis Valéry (editions DLM, P. 121 à 124).
Trailer :
Partie 1 :
Téléfilm réalisé par Dan Curtis en 1992, et basé sur des faits réels : les « abductions » ou enlèvements extraterrestres.
Conseillers techniques : Budd Hopkins & John E. Mack
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La détection des OVNI par les radars militaires ; la conspiration du silence et la politique de black-out sur le dossier OVNI. - Commentaires divers : Ce téléfilm semble clairement avoir influencé Chris Carter, pour « X-Files », à tout le moins l’épisode « L’ange déchu » (« Fallen Angel ») de la saison 1.
Cet épisode d’X-Files traite des enlèvement E.T., réutilise le même code que celui dont se sert le général Hanley dans le film (« Confirmation d’un ange ») pour désigner l’atterrissage d’un OVNI, et surtout vous y retrouverez presque tel quel la scène d’intro d’ « Intruders », lorsque la technicienne radar s’oppose à son supérieur hiérarchique…
Partie 2 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les souvenirs-écrans, les réminiscences partielles mais intrusives de l’expérience aux hasard de la vie quotidienne (particulièrement le souvenir marquant de grands yeux noirs), phobie liée à certains animaux, et surtout apparition inexplicable de cicatrices ou autres traces d’opérations sur le corps des victimes.
Partie 3 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les souvenirs-écrans, le « Missing Times » ou amnésie temporaire de plusieurs heures, séquelles psychologiques se répercutant dans la vie quotidienne, et les saignements de nez consécutifs à la pose d’un implant nasal.
Partie 4 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les réminiscences partielles mais intrusives de l’expérience aux hasard de la vie quotidienne, phobie liée à certaines images. La mise sous surveillance illicite des « abductés » et de leur environnement.
Partie 5 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». L’ « abduction » et ses caractéristiques : les souvenirs-écrans dissimulant l’enlèvement et l’apparence réelle des EBE, la description des « Petit-gris » et les expériences médicales auxquelles ils se livrent sur les victimes. L’hypothèse sceptique d’abus sexuels humains refoulés, puis resurgissant sous forme d’enlèvement extraterrestre à l’âge adulte.
Partie 6 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : séquelles psychologiques se répercutant sur la vie de famille, crise de panique et phobie liées à certaines images (la vue de lumière dans le ciel, celle d’un hélicoptère, mais rappelant inconsciemment celle d’un OVNI).
Partie 7 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La mise sous surveillance illicite des ufologues et autres enquêteurs s’intéressant de trop près aux « abductions ». Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les saignements de nez consécutifs à la pose d’un implant nasal, et les séquelles physiques de l’abduction (inexplicable trace d’opération chirurgicale), angoisse et phobie liées au milieu médical ou à la vue d’instruments médicaux. - Commentaires divers : Vous remarquerez que l’ufologue se présente comme un « ovniologue », francisation amusante du terme. Il ajoute aussi, dans sa discussion avec le Dr Chase à propos des « abductions », « avant que les enlèvements ne devienne à la mode », ce qui démontre qu’aux USA, en 1992, on parlait depuis déjà un bon moment de ces faits !
Partie 8 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : grossesse inexplicable, crise de panique et phobie liées à certains animaux, souvenir-écran d’animaux aux comportement bizarre dissimulant les EBE responsables de l’enlèvement.
Partie 9 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». L’hypothèse sceptique d’abus sexuels humains refoulés, puis resurgissant sous forme d’enlèvement extraterrestre à l’âge adulte. C’est vraiment une scène-clé du film, car elle montre la reconstitution de façon très réaliste de l’ « abduction » en tant que telle, comme la vivent généralement les victimes.
Partie 10 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les caractéristiques de l’ « abduction » : début des premiers enlèvements dès l’enfance, neutralisation du conjoint ou de toutes autres personnes présentes mais non-directement visées par les enlèvements au moment des faits, impuissance des victimes à faire face et à réagir pour contrer les exactions EBE, et enfin, saignements de nez généralement consécutifs à la pose d’un implant nasal.
Partie 11 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». Les caractéristiques de l’ « abduction » : le commencement des premiers enlèvements dès l’enfance, et le suivi génétique de famille entière, d’une génération à l’autre, par les EBE. Il est bien stipulé que l’enlèvement est rarement unique, mais se répète tout au long d’une vie, ce qui correspond aux caractéristiques réels du phénomène. Enfin, cette scène montre une cicatrice typique des séquelles physiques d’un enlèvement : la « scoop-mark », généralement à la jambe. Notez que le passage du début, en quelques lignes de dialogue, prend également en compte les implications des enlèvements par rapport à la religion biblique. C’est aussi la première fois dans ce film que des « métis » humains-extraterrestres sont mis en scène.
Partie 12 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI. Récupération par les ufologues et analyse des implants métalliques, bien réels, posés dans le corps des « abductés » par les EBE durant les enlèvements. Ces implants, d’une technologie avancée, peuvent entrer en symbiose avec le corps humains, et sont quelquefois pourvus d’un système d’autodestruction pour ne pas laisser de preuves. Ceux qui sont intéressés par cet aspect des « abductions » pourront lire avec profit le livre « OVNI et implants » du Dr. Roger K. Leir (traduit et paru en français, aux éditions du Mercure Dauphinois).
Partie 13 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : L’affaire du crash de Roswell, couvert par le black-out militaire, et les crashes d’OVNI en général. Vous remarquerez que le lieu de l’action se situe près de la base d’Holloman, une base du Nouveau-Mexique, ufologiquement réputée pour avoir reçu la visite « officielle » d’extraterrestres en avril 1964 (selon Richard Doty), ce qui démontre que les scénaristes ont vraiment bien travaillé leur sujet... A moindre titre, cette scène montre aussi les diverses anomalies électromagnétiques qui se produisent fréquemment lors d’observations d’OVNI (dérèglement des appareils électriques). - Commentaires divers : Aux USA, Ben Vereen, qui joue ici le rôle de Jim, est un célèbre acteur de théâtre, de télévision et de cinéma. Il a été plusieurs fois nominé aux Golden Globes et aux Emmy Awards. Son rôle le plus marquant est celui qu'il a interprêté pour la série "Racines". Avez-vous aussi remarquez ce petit détail ? Vers 4’18/4’19 de cette scène, à la limite de l’image subliminale, on peut voir une sorte de « tête de mort » formé par le jeu d’ombres et de lumières sur un pan de mur, à l’intérieur de la soucoupe, lorsque Jim entre dans l’OVNI écrasé.
Partie 14 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les expériences d’engeenerie génétique auxquelles se livrent les EBE grâce aux enlèvements, dans le but de créer des hybrides humains-extraterrestres : insémination artificielle de femmes humaines lors d’un premier enlèvement, lesquelles servent de mères porteuses jusqu’au moment d’un second enlèvement, où les EBE prélèvent le fœtus. Il va sans dire que c’est souvent une expérience très traumatisante pour les femmes qui subissent ces exactions, comme le restitue très bien cette scène. On y voit également un de ces hybrides adultes, au visage étrange, mi-humain, mi-alien. Dans la réalité, ce type d’humanoïde est effectivement signalé aux côtés des « short greys » durant les abductions. Une courte séquence laisse aussi apercevoir un homme normal enlevé à bord du vaisseau ET, montrant qu’il y a aussi des « abductions » masculines, même si le film se concentre les « abductions » féminines.
Partie 15 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Les différentes questions et hypothèses des ufologues vis-à-vis des abductions, de l’origine des E.T. et du but final des expériences d’hybridation.
Les groupes de soutien organisés aux USA pour les « abductés », les premiers ayant été créés à l’initiative de Budd Hopkins.
Chaque enlevé peut venir y faire part de son expérience, et partager son vécu avec d’autres.
Cette scène permet à cette occasion de montrer plusieurs autres infos sur le phénomène des « abductions », en se plaçant surtout du point de vue des enlevés et non plus de l’enquêteur (le Dr. Chase).
Premièrement, l’isolement terrible ressenti par les victimes d’enlèvements extraterrestres, qui ne peuvent guère parler de leur calvaire dans la vie courante.
Deuxièmement, les « abductions » peuvent toucher n’importe qui, n’importe quand, sans discrimination, que l’on soit WASP ou latino (dans le film), homme ou femme, de n’importe quelle catégorie socioprofessionnelle. Dans une certaine mesure, le film s’attachait déjà à ce fait via ces deux protagonistes féminins : Mary la « campagnarde » est enlevée comme Lesley la « citadine ».
Enfin, le tour de table des différents « abductés » montrent la diversité des réactions ressentis par ceux-ci vis-à-vis de leurs ravisseurs EBE, que l’on retrouve aussi dans la réalité.
- Commentaires divers :
Une phrase formidable de la part du personnage de Steven Berkoff, qui pourrait devenir une des devises de l’ufologie : « Les personnes qui avancent de nouvelles idées sont traitées de malades ou de fous. Et puis un jour, le monde les rattrape, et les appelle des visionnaires !… »
Partie 16 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
L’intolérance et le déni de la communauté intellectuelle et scientifique vis-à-vis du problème des enlèvements extraterrestres, et des chercheurs qui les étudient ou essayent d’en parler ouvertement.
Parmi l’auditoire qui crie au scandale, un personnage représente notamment les psychosociologues hostiles à la réalité objective des « abductions ».
L’hypothèse socio-psychologique y est plutôt bien résumée : « Avant les gens voyaient apparaître la Vierge ; maintenant, sous l’influence de la S-F, ils voient des petits hommes verts ! » Les pressions mises en œuvre au niveau professionnel et social pour faire taire les chercheurs s’étant penchés sur les « abductions » ou les OVNI, notamment par l’usage de menaces pour leur carrière.
Là encore, les scénaristes n’ont rien inventé du tout : des universitaires comme Léo Sprinckle, John Mack ou des médecins comme le Dr. Leir, ont réellement eu à subir ce genre de pressions chacun dans leur milieu professionnel respectif.
Partie 17 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Le MJ12et les groupes « ultra-top secret » destinés à gérer le dossier OVNI. Les implications politiques de la reconnaissance officielle des OVNI, des « abductions », et la mise en place du black-out gouvernemental destiné à cacher la vérité au grand public.
Partie 18 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
La trace au sol sur laquelle la neige ne tient pas est effectivement un phénomène s’étant produit durant l’affaire « Kathie Davis » étudiée par Hopkins dans son livre « Intruders ».
Les expériences d’engeenerie génétique auxquelles se livrent les EBE grâce aux enlèvements, dans le but de créer des hybrides humains-extraterrestres :
dans de nombreux comptes-rendus d’ « abductions », les enlevés décrivent des parois (voire des pièces) entières remplies d’incubateurs pour les embryons hybrides, tel que Mary en voit à bord du vaisseau.
Il n’est pas rare que des jeunes femmes « abductées » et ayant servi de mère-porteuse pour un fœtus hybride à un moment de leur vie, soit également enlevées par la suite pour voir et toucher leurs « enfants »
Pour plus de détails, je vous recommande de regarder en entier le reportage de Jimmy Guieu : « OVNI – USA : de nouvelles révélations », et/ou de lire « Les kidnappeurs d’un autre monde » de David Jacobs.
Partie 19 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Il y a deux grandes thèses ufologiques à propos du but poursuivi par les extraterrestres au travers des enlèvements et de leurs expériences d’hybridation : la thèse « optimiste » (Mack, Sprinckle) et la thèse « pessimiste » (Jacobs, Hopkins).
Comme vous pouvez le voir, la scène finale de ce téléfilm conclut en se rattachant à la vision « optimiste » des enlèvements, façon John E. Mack.
Ouf ! Le « Happy End » à l’américaine est sauf ! C’est le seul petit reproche que je ferais à ce téléfilm.
Il se pourrait bien, en effet, que la réalité soit beaucoup moins angélique quant au but des EBE et de leurs expériences d’hybridations !…
Si vous vous donnez la peine de regarder le générique en entier, vous pourrez voir que Budd Hopkins et John Mack ont bel et bien été crédités comme conseillers techniques, et que le sempiternel message : « Ceci est une fiction, toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels ne seraient qu’une pure coïncidence » a laissé place à un message final précisant que ce téléfilm est basé sur des faits réels.
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Jimmy Guieu Vs Pierre Lagrange (1997) – Les abductions
Le lundi 27 janvier 1997, le magazine d’Arte « 7 ½ », présenté par Dominique Bromberger, a consacré sa troisième partie aux enlèvements extraterrestres, ou « abductions ».
Sur ce thème, un reportage confronte deux hommes diamétralement opposés : l’ufologue Jimmy Guieu, chercheur indépendant, qui dénonce le complot planétaire de nos institutions pour cacher la réalité de ces enlèvements extraterrestres, et le débunker Pierre Lagrange, sociologue, qui cherche à le discréditer en ne voyant là que de vulgaires ragots issu de l’extrême-droite.
A titre d’exemple concret, on peut voir Jimmy Guieu mener une enquête sur le cas d’enlèvement d’une femme, Edmonde, abductée en 1972, dans le Doubs, alors qu’elle était en voiture avec trois collègues de travail.
Au cours d’une régression hypnotique pratiquée par l’hypnotiseur Daniel Huguet, Edmonde se souvient de sa rencontre avec une entité nommée Axor (il me semble qu’elle a quelque rapport avec Haurrio, de l’affaire Cergy-Pontoise…) et de l’examen médical qui s’en est suivi.
Le livre de Jimmy Guieu dont il est question à partir de 02:15, « Terre : ta civilisation fout le camp », resté longtemps inédit, est maintenant disponible gratuitement sur Internet.
A noter enfin que le magazine « L’œil du cyclone », de Canal +, reprendra quelques extraits de l’intervention de Jimmy Guieu pour illustrer son numéro sur « Le grand complot », à peu près un an plus tard, en avril 1998.
« Intruders » - Scène coupée 1
Après avoir revu récemment le film « Intruders » en DVD (présenté ici en 19 parties), il m’a semblé de mémoire qu’il manquait certaines lignes de dialogues.
J’ai donc repris l’enregistrement VHS que j’avais fait sur Canal + du film en janvier 1994, et j’ai ainsi repéré pas moins de trois « scènes coupées » qui, pour une raison qui m’échappe complètement à ce jour, n’ont pas été retenues pour le montage final de la version DVD.
Ce qui est fort dommage, car cela ampute non seulement le film d’un total de 8 minutes, mais nous prive aussi de trois scènes qui éclairent le scénario en nous montrant quelques éléments ufologiques supplémentaires.
Cette première scène coupée se situe dans le courant de la scène 3.
Raccompagnant Lesley après leur premier rendez-vous thérapeutique, le Dr. Chase découvre une trace étrange dans le jardin de celle-ci.
Ce qui explique pourquoi une équipe de faux « géologues » vient faire des prélèvements de terrain à cet endroit dans la scène suivante (scène 4), et fait un lien avec la trace au sol qui sera découverte plus tard par les protagonistes de l’histoire, dans la scène 12.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
Plus spécifiquement, cela fait référence à la trace mystérieuse découverte près de la maison de Kathie Davis, dans l’ouvrage « Intruders » de Budd Hopkins (illustration en face de la P. 138 et Chap. 2). A moindre titre, la ligne de dialogue concernant « la lune » qui aurait atterri fait penser à une déclaration d’un des membres du couple Hill à propos de son abduction : « La lune semble avoir atterri dans la clairière ».
« Intruders » - Scène coupée 2
Cette seconde scène coupée se situe exactement entre les scènes 13 et 14.
Le fait qu’elle se situe juste entre le moment où le Dr. Chase a reçu les confidences de Jim sur un crash d’OVNI façon Roswell, et celui où il est convoqué dans le bureau de son supérieur hiérarchique donne un sens supplémentaire à l’histoire : on peut supposer que l’on envoie des MIB « prévenir » le Dr. Chase à partir du moment où il commence à en savoir trop et à rassembler véritablement des éléments positifs (confidences de Jim, découverte et photos de l’implant), et que parallèlement aux pressions exercés sur celui-ci, des consignes ont également été officieusement données à son supérieur hiérarchique pour augmenter la pression.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Les « Hommes-en-noir » ou MIB (men-in-black), se faisant souvent passer pour des membres d’une institution officielle (ici : la NASA), qui viennent conseiller « amicalement » aux chercheurs s’étant penchés sur les « abductions » ou les OVNI d’abandonner leur recherche, et qui essayent de les décourager pour les inciter à se taire.
« Intruders » - Scène coupée 3
Cette troisième scène coupée se situe exactement entre les scènes 16 et 17.
En montrant que le « MIB » vu dans la scène coupée 2 est à la fois au courant de l’emploi du temps du Dr. Chase et le représentant du Général Hanley, cette scène fait le lien entre les différentes scènes précédentes montrant témoins et chercheurs sous surveillance illicite (scènes 4 et 7), les manœuvres de black-out militaire (scènes 1 et 13) et la rencontre avec le Général Hanley, dans la scène suivante, évoquant les groupes « ultra top-secret » chargés de gérer le dossier OVNI.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
La visite d’ « Homme-en-noir » ou MIB (men-in-black) au domicile des chercheurs ou des témoins.
Le « messager » du Général Hanley en a d’ailleurs fortement l’apparence vestimentaire : imper noir et chapeau mou noir.
« Intruders » - Scène coupée 4
Après avoir revu récemment le film « Intruders » en DVD (présenté ici en 19 parties), il m’a semblé de mémoire qu’il manquait certaines lignes de dialogues. J’ai donc repris l’enregistrement VHS que j’avais faites sur Canal + du film en janvier 1994.
A la suite de cela, j’avais déjà repéré trois « scènes coupées » qui, pour une raison qui m’échappe complètement à ce jour, n’ont pas été retenues pour le montage final de la version DVD. Avec cette scène coupée 4 d’une durée d’environ 3 minutes 30, cela porte actuellement à plus de 10 minutes le total de l’amputation effectuée sur la version originale.
Cette quatrième scène coupée se situe dans le courant de la scène 12, juste après la découverte de la trace au sol.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
FIN. (Merci Mr Guieu).
Yves Herbo-SFH-12-2013/01-2014, UP 05-2024
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