Cet article fait suite à celui présentant la mini-planète nommée Cérès, actuellement visitée par la sonde Dawn, qui se mettra en orbite autour le 06 mars 2015. Vous trouverez ici des images transmises par la sonde, via la NASA et le site de JPL et découvrirez les paysages étranges de cet astre pas si froid et plein d'eau si l'on en croit la NASA. Nous aurons aussi des éclaircissements sur ces surprenants points très brillants au fur et à mesure de l'affinement des images. Déjà, celles prises le 04 février 2015 nous apportent des images étranges de cet astre qui semble très raviné, avec un relief assez chaotique. Il semble y avoir des montagnes très élevées, bordant des cavités non moins profondes et il est possible que ce soit de la glace ou de la neige (carbonique ?) qui reflète ainsi le lointain soleil (ou un reflet de la grande Jupiter ?) suivant les orbites assez rapides de la petite planète. Il y aurait également une atmosphère peu dense mais qui pourrait gêner l’appréciation réelle du relief avec la distance. Des configurations apparemment rectangulaires ou carrées semblent faire parties de bugs de l'imagerie dus à la distance (145.000 kilomètres au 04-02-2015) de la sonde mais on devine néanmoins un relief très tourmenté, de nombreux cratères d'impacts et des pics ou montagnes assez élevées, couronnés ou non de matières blanches. Nous pouvons aussi voir, autour de Cérès, quelques autres astéroïdes de la ceinture dans laquelle elle se trouve. A cette distance, on ne voit que les plus gros et l'impression est que la ceinture n'est pas si "resserrée" que ça, les collisions doivent être rares maintenant à priori. Le gros point lumineux ayant intrigué les astronomes depuis des générations semble être au sommet d'une grande montagne ayant une forme un peu rectangulaire et comportant une grosse couche de matière blanche. Il pourrait s'agir de reliquats de la couche de glace originelle de Cérès, comme décrit dans le précédent article, encore en train de se sublimer, ou d'un gros volcan de glace... Il semble y avoir plusieurs pointes ou élévations sur ce sommet. On peut aussi deviner de profonds trous aux endroits les plus sombres, provoqués par d'anciennes collisions et donnant peut-être sur un océan gelé en profondeur.
Sur cette capture, j'ai indiqué un probable astéroïde voisin de Cérès en bas à gauche et aussi ce qui ressemble à un grand pic bordant un cratère en bas à gauche. On peut voir en haut le principal point lumineux de la mini planète, qui semble perché en haut d'un gros monticule crevassé. Il pourrait s'agir d'un volcan de glace ou d'une montagne créée par un impact (juste à ses pieds), avec donc un mélange de matières à son sommet. Il existe d'autres élévations brillantes de ce type mais il semble que celle-ci soit la plus haute... Il semble aussi qu'il y ait plusieurs sources de lumières car on a dans ces images une sorte d'éclipse d'ombre, à priori lorsque la planète passe devant le soleil, mais les points lumineux semblent éclairés par une autre source que le Soleil à cet instant... il serait intéressant de voir la taille de Jupiter vu de cet endroit et voir si le reflet du soleil sur Jupiter ne se reflète pas sur cette planète par moment, par effet de miroir (cela pourrait d'ailleurs aussi réchauffer un peu le petit astre).
MAJ du 13-03-2015 :Tout s'est bien passé pour la phase de capture gravitationnelle de la sonde par la mini-planète mais, également comme prévu, ce n'est pas avant un mois que la sonde sera en bonne position pour se satelliser de façon stable et reprendre des photos de qualité. En effet, une panne causée par un rayon cosmique d'un des trois moteurs ioniques de la sonde (qui est tout de même toujours à la point du progrès depuis 8 ans et son départ) a retardé et obligé la sonde a s'éloigner plus que prévu à l'origine, sans toutefois compromettre la mission : la satellisation n'aura lieu que le 10 avril 2015 et en attendant, la sonde fait un grand détour arrondi, tout en accompagnant la mini-planète derrière le Soleil par rapport à la Terre, interrompant les communications provisoirement. La sonde s'est tout de même approchée à moins de 49.000 kilomètres de la mini-planète avant de s'en éloigner à nouveau, pour pouvoir mieux revenir et se satelliser ensuite. Une nouvelle série de photographies a été prise à l'occasion de cette approche permettant sa capture gravitationnelle (et son demi-tour prochain par une orbite arrondie) et la clarté des images n'a pas pour autant révélé ce qu'était cette lumière puissante vue depuis des années par les télescopes. Mieux, ce n'est pas une lumière qui a été photographiée, comme précédemment, mais deux maintenant, côte à côte avec l'une un peu moins puissante que l'autre. Mais le mystère demeure quant à sa nature, il faudra donc attendre encore plusieurs semaines et une meilleure définition encore des photos, voir des résultats d'analyses scientifiques grâces aux données transmises, pour comprendre ce que font ces tâches très lumineuses à l'intérieur d'un cratère apparemment (mais peut-être au sommet de quelque monticule au centre du cratère ?). Les prochaines séries de photos devraient être émises entre le 10 et le 14 avril 2015. La NASA et le directeur scientifique de la mission, Chris Russell (Ucla) sont en tout vas satisfaits du déroulement de la mission : « Nous nous sentons euphoriques, nous avons beaucoup à faire au cours de l’année et demie qui vient, mais nous sommes maintenant sur place avec d’importantes réserves et un plan solide pour obtenir des objectifs scientifiques. ». Je rappelle que la principale mission de Dawn (et avec l'étude de Vesta de juillet 2011 à septembre 2012) est de déterminer les conditions qui régnaient à l'aube de notre Système solaire, par le biais de l'analyse de deux des plus larges protoplanètes restées intactes depuis cette époque...
On note tout de même des structures géologiques étranges en haut à droite. Peut-être la perspective, il semble y avoir pas mal d'angles droits aussi avec des cratères carrés ou rectangulaires. Les luminosités les plus fortes semblent se situer sur des hauteurs par rapports aux cratères pas très réguliers. Les zones ombrées donnent une idée d'un relief assez chaotique et même de coulées assez longues (de laves ?) par endroits, mais la distance est peut-être encore trompeuse et les images encore déformées. Certaines zones semblent être plus floues que d'autres : peut-être de l'atmosphère ténue par endroits et des gaz ?
MAJ du 15-04-2015 :Comme précisé plus haut dans cet article "feuilletonnant", la sonde sera stabilisée sur une orbite à 13.500 kilomètres d'altitude vers le 23 avril 2015, date où ses études scientifiques démarreront réellement. Mais en attendant, la sonde recommence tout de même à transmettre des suites d'images, dont certaines ont été traitées avec de la couleur. L'attention s'est bien sûr surtout portée sur les étranges lueurs vives qui sont visibles de très loin dans l'espace et leur observation sous plusieurs spectres de longueur d'ondes de l'infrarouge a accentué encore un peu plus le mystére les entourant !
Tout d'abord, l'étude de la surface de la mini planète montre des différences de coloris suivant les différents matériaux qui s'y trouvent et qui s'avèrent beaucoup plus complexes et diversifiés que ce qui était attendu. On se doutait que Cérès, vu l'endroit et sa présence dans la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter, serait criblée de cratères et donc de différents matériaux apportés par ces astéroïdes mais aussi créés par ces impacts qui métamorphoses les roches et matériaux divers. Mais les premières surprises proviennent du fait qu'il y a très peu de gros impacts et de grands cratères, mais beaucoup de diversités matérielles, comme le montre cette photo colorisée selon les matériaux ci-dessous :
Ce manque de grands cratères (ou bien marqués et assez profonds) pourrait dénoter un sol très "plastique" ou "souple", voir semi-liquide dans le passé. On pense savoir que la mini planète contiendrait beaucoup d'eau sous sa surface (sous forme d'océans liquides ou de glaciers (comme Mars ?) selon la profondeur...), ceci pourrait le confirmer déjà.
Mais les plus grosses surprises proviennent toujours des gros points lumineux ou sombres, appelés spot 1 à spot 11. Car on a surtout parlé des points lumineux mais assez peu des points "noirs", dont l'un avait d'ailleurs été appelé "Piazzi" (du nom du découvreur de Cérès) en 1995 lors de sa découverte par Hubble. Ces 11 surfaces ou points "différents" ont tous été confirmés apparemment, mais la première surprise, en attendant mieux, est leur étude sous des longueurs d'ondes infrarouges révélatrices de la température. Alors que l'on s'attendait que celle de ces points soit assez homogène et toutes semblables (en ce qui concerne les points lumineux), c'est exactement l'inverse qui a été constaté ! Par exemple, le spot 1 et le spot 5 ne se voient absolument pas pareils sous le même spectre infrarouge ! Autant le spot 1 est bien visible et plus froid que tout ce qui l'entoure, autant le spot 5 devient invisible et possède la même température que tout ce qui l'entoure ! Et pourtant ils brillent tous les deux, sous deux latitudes différentes il est vrai... :
Alors que le double point visible depuis la dernière approche de la sonde est supposé être des geysers de vapeur d'eau remontant des profondeurs de la planète (une certaine atmosphère de vapeur d'eau a été détectée près du pôle nord), la seule certitude qu'on les scientifiques à l'heure actuelle est qu'il ne peut y avoir de la glace stable sur la mini planète à cause du rayonnement solaire encore fort à cette orbite. Ces dernières nouvelles proviennent de la conférence de l'union européenne des Géosciences qui s'est tenue dans la capitale autrichienne Vienne le 13 avril, mais d'autres séries de photos sont prévues sous peu...
MAJ 16-05-2015 : Des passages rapprochés autour de la mini planète et de nouvelles photos n'ont pas éclairci le mystère de ces luminosités sur certains points de l'astre, au contraire.
Les taches lumineuses mystérieuses sur la planète naine Ceres ont une meilleure résolution sur une nouvelle série d'images prises par le vaisseau spatial Dawn les 3 et 4 mai 2015. Les images ont été prises à une distance de 8.400 milles (13.600 kilomètres).
Sur ces vues plus proches, les taches les plus lumineuses dans un cratère de l'hémisphère nord paraissent se composer de beaucoup de plus petites taches, un peu comme une mosaïque lumineuse dont on distingue de plus en plus les détails en se rapprochant. Cependant, leur nature précise demeure inconnue.
Sur cette photo, on peut voir l'un des principaux endroits où apparaissent ces points lumineux étranges (qui apparaissent même sans un éclairage direct à gauche de la planète naine, demeurent constants jusqu'à leur disparition à droite...). On peut également voir sur cette photo une très grande faille qui semble barrer une grande partie de la planète, partant du sud-est de la planète et remontant jusqu'au nord de ces taches lumineuses.
Les « scientifiques suivant Dawn peuvent maintenant conclure que l'éclat intense de ces taches est dû à la réflexion de la lumière du soleil sur un matériau fortement réfléchissant sur la surface, probablement de la glace, » a dit Christopher Russell, investigateur principal pour la mission Dawn de l'Université de Californie, Los Angeles.
On voit mieux ici les différents points lumineux et aussi la faille en question.
Ces images offrent aux scientifiques de nouvelles analyses sur les formes et les tailles des cratères, et sur une foule d'autres caractéristiques géologiques intrigantes sur la surface. La résolution de l'image est de 0,8 milles (1,3 kilomètres) par pixel.
Très étonnant non ? Ces tâches semblent presque géométriques, droites par endroits.
Ce qui peut surprendre les chercheurs, c'est que ces points lumineux semblent assez constants pour certains, quel que soit la rotation de la planète et donc leur exposition par rapport au Soleil. On peut aussi s'interroger sur les raisons pour lesquelles certains endroits semblent privilégiés dans certains cratères par rapport à d'autres. Est-ce dû au sous-sol local ou a de la matière ejectée lors des impacts ayant créé ces cratères, ou encore à des conditions atmosphériques et altitudes locales ?
Cliquez pour voir l'image en grand et admirez le paysage. On dirait que ces tâches lumineuses éclairent tout le paysage, non ? De la glace peut-elle donner cet effet à une telle distance ? S'agirait-il plutôt d'un minéral, d'un métal ou d'un cristal, voir du diamant ? Les dimensions sont de l'ordre de plusieurs centaines de mètres en tout cas... En saura-t-on plus lors des prochaines images prises de beaucoup plus près ? Les analyses à distance seront-elles suffisantes pour éclairer plus ce mystère que celui-ci n'éclaire son entourage ?
Dawn a maintenant terminé sa première orbite de cartographie, sur laquelle elle a accompli un cercle complet autour de Cérès en 15 jours, tout en faisant une foule de nouvelles observations avec ses instruments scientifiques. Le 9 mai, le vaisseau spatial a actionné son moteur à ions pour commencer une descente longue d'un mois vers sa deuxième orbite de cartographie, qu'elle commencera le 6 juin. Dans cette phase prochaine, Dawn fera le tour de Ceres environ tous les trois jours à une altitude de 2.700 milles (4.400 kilomètres) : trois fois plus étroite que l'orbite précédente. Pendant cette phase, désignée sous le nom de "l'orbite de l'enquête de Dawn", le vaisseau spatial étudiera largement la surface pour commencer à démêler l'histoire géologique de Ceres et pour évaluer si la planète naine est en activité (géologique). Le vaisseau spatial fera deux pauses au cours de sa descente en spirales pour prendre des images de Ceres dans cette nouvelle orbite.
La mission de Dawn est contrôlée par JPL pour la direction de la mission de la Science de la NASA à Washington. Dawn est un projet du programme de la découverte de la direction, contrôlé par Marshall Space Flight Center de la NASA à Huntsville, Alabama. L'UCLA est responsable de la science globale de la mission de Dawn. Orbital ATK Inc., à Dulles, Virginie, a conçu et a construit le vaisseau spatial. Le centre aérospatial allemand, Max Planck Institute pour la recherche du système solaire, l'agence spatiale italienne et l'institut astrophysique national italien sont des partenaires internationaux dans l'équipe de la mission.
Bon, les américains se moquent largement des "nouvelles belles images de la NASA" qui ressemblent aux anciennes... mais il y a aussi quelques zoom intéressants dans le montage...
Un zoom de la même photo. Vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir mais il y a une certaine pixelisation qui était moins visible avec des photos prises de plus loin, ce qui est surprenant. Mais ces images sont décodées et retravaillées par la NASA d'après les spécialistes, ce qui est logique après un si long voyage dans l'espace... il semble que l'on distingue des structures rondes au niveau des taches lumineuses, ce qui pourrait indiquer des structures volcaniques (de glace ou de laves).
MAJ 21-06-2015 : Un nouvel article et des nouvelles photos ont été publiés sur le site de la NASA consacré à la mission Dawn, le 10 juin 2015. En voici un extrait et les photos.
http://dawn.jpl.nasa.gov/
" De nouvelles images de la planète naine Cérès, prise par la sonde Dawn de la NASA, montrent la surface de cratères de ce monde mystérieux avec des détails plus nets que jamais. Ce sont parmi les premiers clichés de la deuxième orbite pour la cartographie de Dawn, qui est à 2,700 miles (4.400 km) au-dessus de Ceres.
La région avec les taches brillantes est dans un cratère d'environ 55 miles (90 km) au milieu. Les taches se composent de nombreux points lumineux individuels de tailles différentes, avec un noyau central. Jusqu'à présent, les scientifiques n'ont trouvé aucune explication évidente à leurs emplacements observés ou sur les niveaux de luminosité.
" Les points lumineux de cette configuration font que Ceres est unique à partir de tout ce que nous avons vu auparavant dans le système solaire. L'équipe scientifique travaille à comprendre leur source. La réflexion de la glace est le principal candidat dans mon esprit, mais l'équipe continue à considérer des possibilités suppléantes, comme le sel. Avec la vue plus proche des nouvelles orbites et l'affichage de plusieurs angles, nous seront bientôt plus en mesure de déterminer la nature de ce phénomène énigmatique ", a déclaré Chris Russell, chercheur principal de la mission Dawn basé à l'Université de Californie , Los Angeles.
De nombreuses autres structures de Cérès intriguent les scientifiques car elles différencient ce monde d'avec les autres, y compris la protoplanète Vesta, qu'a visité Dawn pendant 14 mois en 2011 et 2012. Les cratères abondent sur les deux corps, mais Cérès semble avoir eu plus d'activité sur sa surface, avec des preuves de flux (du liquide ou du fluide - laves ou autres), de glissements de terrain et de structures effondrées.
http://dawn.jpl.nasa.gov/
En outre, de nouvelles images du visible et de la cartographie en spectromètre infrarouge de Dawn (VIR) montrent une partie des cratères de l'hémisphère nord de Cérès, prises le 16 mai, y compris une vue en vraie couleur et une image de la température. L'image de la température est obtenue à partir de données dans le domaine de la lumière infrarouge. Cet instrument est également important dans la détermination de la nature des points lumineux.
Arrivé dans son orbite actuelle, le 3 Juin, Dawn va observer la planète naine à 2,700 miles (4.400 km) au-dessus de sa surface jusqu'au 28 Juin. Dans des orbites d'environ trois jours chacune, le vaisseau spatial va effectuer des observations intensives de Cérès. Il se déplacera ensuite vers sa prochaine orbite à l'altitude de 900 miles (1450 km), y arrivant au début Août 2015.
Et sinon, du côté des sites internet, les spéculations vont bon train depuis la demande d'aide de la part de la NASA sur l'identification de ces points lumineux, avec les aliens et une base souterraine sous ces points lumineux bien sûr... :
Un zoom sur l'une des photos du 28 mai 2015. On dirait en effet des buildings ou des constructions, mais la perspectives et la pixelisation peuvent être très trompeurs car 4.400 km de distance, c'est encore énorme... quant à l'ombre de "l'ovni gigantesque", c'est évidemment très discutable !
Beaucoup de spéculations mais l'exploration spatiale, c'est aussi ça...
Une pyramide géante repérée sur la planète naine Cérès
La planète Cérès, dans la ceinture d'astéroïde, et sa pyramide (au centre), photographiée par la sonde Dawn, en juin 2015. (NASA / JPL-CALTECH / UCLA / MPS / DLR / IDA)
" Cérès ne cesse de surprendre la Nasa. D'abord, il y a eu d'étranges taches lumineuses, sur sa surface. Et une pyramide apparaît maintenant dans l'objectif de la sonde Dawn, qui orbite autour de la planète naine. Avec environ 5 kilomètres d'altitude environ, elle a presque les dimensions du Mont-Blanc, mais sur une sphère dont le diamètre n'excède pas 950 km. "Plus on s'approche de Cérès, plus elle nous intrigue", écrit la Nasa, lundi 22 juin.
Une pyramide de près de 5 km de haut, sur la planète naine Cérès. (NASA / JPL-CALTECH / UCLA / MPS / DLR / IDA)
La Nasa décrit cette pyramide comme une "montagne aux pentes abruptes qui forme une excroissance dans une zone plutôt lisse de la surface de la planète naine". Les images ont été prises le 6 juin dernier à 44 000 kilomètres de distance. La Nasa n'a aucune certitude quant à la formation de cette étrange proéminence. Selon les spécialistes, la pyramide pourrait être liée à une ancienne activité volcanique. Les scientifiques ont pu observer des traces de coulées de lave, des glissements de terrain et des structures naturelles effondrées, à la surface de la planète naine. "
MAJ du 12-09-2015: Survol rapproché des taches lumineuses : le mystère s'épaissit !
This image, made using images taken by NASA's Dawn spacecraft, shows Occator crater on Ceres, home to a collection of intriguing bright spots. Image credit: NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA
Les taches les plus lumineuses de la planète naine Cérès brillent de mystère dans de nouvelles images offertes par la sonde Dawn de la NASA. Ces points de vue encore plus proches encore du cratère Occator, avec une résolution de 450 pieds (140 mètres) par pixel, donnent aux scientifiques une perspective plus approfondie sur ces caractéristiques très inhabituelles.
La nouvelle vue de près du cratère Occator révèle des formes mieux définies de la plus brillante de ces formations étranges, la tache centrale disposée sur le plancher du cratère. Parce que ces taches sont donc beaucoup plus lumineuses que le reste de la surface de Cérès, l'équipe de Dawn a combiné deux images différentes en une seule vue composite - un exposé correct pour les points lumineux, et un autre pour la surface environnante. Il s'agit donc effectivement d'un montage avec des filtres, car la luminosité empêche une bonne vision de ces "choses".
Les scientifiques ont également produit des animations qui fournissent une sorte de visite virtuelle autour du cratère, y compris une carte topographique colorée.
Les scientifiques de la NASA notent que le bord du cratère Occator est presque à la verticale à certains endroits, où il monte en flèche sur 1 mile (près de 2 km !).
Les images de l'orbite actuelle de Dawn, prises à une altitude de 915 miles (1.470 kilomètres), ont environ trois fois une meilleure résolution que les images que le vaisseau spatial robotisé a livré de son orbite précédente en Juin, et près de 10 fois mieux que lors de la première orbite de l'engin spatial autour de Cérès en Avril et Mai 2015...
" Dawn a transformé ce qui était encore tout récemment quelques points lumineux en un paysage complexe et beau, brillant," a déclaré Marc Rayman, ingénieur et chef de mission basé au Jet Propulsion Laboratory de la NASA, à Pasadena, en Californie. " Bientôt, l'analyse scientifique va révéler la nature géologique et chimique de ce paysage extraterrestre mystérieux et fascinant. "
Le vaisseau spatial a déjà terminé deux cycles de 11 jours pour la cartographie de la surface de Cérès, de son altitude actuelle, et a commencé la troisième le 9 septembre. Dawn cartographiera toutes Cérès six fois au cours des deux prochains mois. Chaque cycle se compose de 14 orbites. Grâce à l'imagerie de Cérès utilisée à un angle légèrement différent dans chaque cycle de la cartographie, les scientifiques de Dawn pourront assembler des vues stéréo et construire des cartes 3-D.
Mais la nature même de ces tâches lumineuses demeurent totalement inconnues... ce que la plupart des scientifiques pensaient être de la glace s'avèrent être d'un albédo différent de la glace. La luminosité ne correspond pas, mais il a aussi par contre été détecté une sorte de vapeur ou brume au-dessus de ces régions... Les scientifiques optent maintenant en majorité pour du sel, mais la composition chimique de ces dépôts pourrait très bien réserver une surprise aux scientifiques. Il est assez probable que ces dépôts brillants soient le résultat de l'impact énorme ayant créé ce cratère, via la chaleur dégagée et la désintégration de matières, ou même des morceaux de la météorite ou comète ayant percuté le petit astre, auquel cas la matière pourrait être très exotique, voir interagir avec la matière locale...
On peut noter aussi, en regardant les nombreuses photos et agrandissement de la surface de la petite planète, qu'il y a eu indubitablement du liquide ou "quelque chose" qui a coulé le long de plusieurs pentes. Il y a des traces de longues coulées en tout cas sur plusieurs images, des restes de lits de rivières ou torrents asséchés maintenant...
Des zooms sur ce cratère et ces dépôts brillants révèlent également un paysage très étrange à cet endroit... on devine des structures droites, carrées, un dôme très net au centre ! Restons prudent, cela pourrait très bien ressembler également, mais en dimensions gigantesques, à des structures de cristaux par exemple (le sel en étant un), identiques à celles que nous observons au microscope... mais ici de dimensions... astronomiques... :
On pourrait presque se croire dans une scène d'un film de science-fiction montrant... une ville extra-terrestre vue de haut ! Les effets visuels montrant des arrondis par endroit contrastant avec des lignes à angles droits, des carrés, rectangles, triangles et pyramides, des tracés de routes ou rues mêmes sur le fond gris sont ahurissants et perturbent la vision, laissant le cerveau imaginer bien des possibilités ! et pourtant, la résolution est très bonne et il ne s'agit plus ici de pixelisation de l'image (une résolution de 450 pieds (140 mètres seulement) par pixel)...
MAJ 02-10-2015: Trois salves de sursauts de particules énergétiques détectées par les instruments de Dawn !
Une nouvelle publication de la NASA nous propose une mise à jour de la carte de la mini-planète, qui comprend plus d'une douzaine de noms officiellement agréés pour leurs caractéristiques. Les noms, tous éponyme de "spiritueux agricoles, de divinités et de festivals de cultures à travers le monde» comprennent une montagne près du pôle nord de Ceres, possédant un diamètre de 12 miles (20km), qui a été surnommé Ysolo Mons, " pour un festival albanais que marque le premier jour de la récolte des aubergines ". Une liste complète des noms et des fonctionnalités est disponible ici, et comprend un cratère surnommé Vinotonus, d'après le dieu celtique britannique de la vigne, et un autre nommé Jaja, d'après la récolte de la déesse abkhaze.
D'autres nouvelles cartes de Cérès nous montrent des images topographiques du cratère Occator (oh-KAH-tor) (ci-dessous), large de 90 kilomètres, c'est l'endroit où se trouvent les plus gros points lumineux mystérieux de Cérès, ainsi que ce que la NASA estime maintenant être une montagne en forme de pyramide de quatre-miles de hauteur (5 kilomètres, en-dessous).
La publication de la NASA constate que " une observation surprenante est venue du spectromètre à rayons gamma et à neutrons de Dawn."
L'instrument a détecté trois salves énergétiques d'électrons qui pourraient éventuellement résulter de l'interaction entre Cérès et le rayonnement du soleil.L'observation n'est pas encore entièrement comprise, mais cela peut être important pour la formation d'une image complète de Cérès. " Ceci est une observation très inattendue pour laquelle nous sommes en train de tester des hypothèses, Cérès continue de nous étonner et de nous intriguer à chaque fois que nous examinons la multitude d’images, de spectres et maintenant ces salves de particules énergétiques ", a expliqué Chris Russell, directeur scientifique de la NASA, qui reconnait l’importance de cette découverte.
En Décembre, Dawn descendra à son orbite la plus basse et la dernière, à l'altitude relativement minuscule de 230 miles (375km).
MAJ 20-03-2016 : Des panaches de vapeur d’eau avaient été mis en évidence par le télescope spatial Herschel dès 2012, confirmés en 2014. Il avait été dit à l'époque que les émissions étaient très ténues, ne provenaient que de deux endroits de la surface de la petite planète et, surtout, ne semblaient intervenir que lorsque l'orbite non circulaire de Cérès la rapprochait du Soleil. Une comparaison avec les émissions de la queue d'une comète en approche avait même été faite. Les astronomes ont pu déterminer que l'eau était alors éjectée par deux sources bien localisées, à la manière de deux geysers géants. En utilisant un modèle de jets cométaires développé au LESIA, ils ont même pu montrer qu'une partie de cette vapeur d'eau retombait sur Cérès...
Une étude commencée à l'été 2015 vient d'être publiée par Paolo Molaro, chercheur à l’Istituto Nazionale di Astrofisica, Inaf, de l’observatoire astronomique de Trieste, qui a eu l'idée d'utiliser depuis la Terre le spectrographe Harps installé sur le télescope de 3.6 mètres de l’observatoire de La Silla, au Chili.
L’auteur principal de cette étude, publiée dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, explique qu’ « au fil de la rotation de Cérès, les taches s’approchent de la Terre puis s’éloignent de nouveau, ce qui se traduit par des modifications dans le spectre de lumière solaire réfléchie arrivant sur Terre ».
Puisque les calculs avaient indiqué au préalable que les déplacements des mystérieuses taches lumineuses pourraient être mesurables sur le spectre Cérès, par effet Doppler, l’équipe entreprit donc de les scruter au cours des rotations de près de 9 heures de la mini-planète. Et la confirmation est venue au niveau du cratère Occator, où se trouvent les taches les plus visibles de toutes : des panaches ont été vus en train de se développer sur la face éclairée par le Soleil. La lumière qu’ils réfléchissent décroît ensuite assez vite, ce qui suggère une évaporation rapide de ces matériaux volatiles. Des changements ont été observés aussi d’une nuit à l’autre, de part et d’autre du globe.
" This image from NASA's Dawn spacecraft shows the western rim of Occator Crater. The outside of the crater's sharp, fresh rim is covered by an ejecta layer with a low crater density. Inside and outside the crater are small fractures trending toward northwest. Several small, bright patches of material can be seen along the rim. The image is centered at approximately 19.4 degrees north latitude, 238.8 degrees east longitude. Dawn captured the scene on Jan. 2, 2016, from its low-altitude mapping orbit (LAMO), at an altitude of 231 miles (371 kilometers) above Ceres. The image resolution is 112 feet (34 meters) per pixel. " - " Cette image de la sonde Dawn de la NASA montre le bord ouest de l'Occator Crater (celui qui contient les taches lumineuses les plus spectaculaires). L'extérieur du bord pointu, en pente douce du cratère, est recouvert par une couche d'éjectas ayant une densité faible. A l'intérieur et à l'extérieur du cratère existent de petites fractures montrant une direction vers le nord-ouest. Plusieurs petites taches lumineuses de matériel peuvent être vues le long de la pente. L'image est centrée à environ 19,4 degrés de latitude nord, 238,8 degrés de longitude est. Dawn a capturé la scène le 2 janvier 2016, à partir de sa basse altitude en orbite de cartographie (LAMO), à une altitude de 231 miles (371 kilomètres) au-dessus Cérès. La résolution de l'image est de 112 pieds (34 mètres) par pixel. "
On note que, même si les scientifiques pensent que les taches lumineuses sont en fait une forme de sel, des dépôts de sulfate de magnésium hydratés, à cause de la réflectivité des matériaux, leur origine demeure pour l’instant un mystère. Et également leur couleur très blanche qui dénoncerait un renouvellement continuel de ce matériau qui a, en principe, tendance à brunir rapidement sous l'effet des radiations et rayons cosmiques, surtout dans une atmosphère inexistente ou très ténue comme c'est ici le cas. La détection de panaches de vapeur d'eau aurait donc plutôt tendance à valider la possibilité de cryovolcanisme et donc de poches de glace d'eau mises à jour par des chutes de météorites/astéroïdes sur la surface, encore récemment. Alors que plusieurs grands cratères ont été dernièrement photographiés par la sonde Dawn et publiés sur les sites de la NASA, il semble que les photographies concernant ces taches lumineuses aient été "mises de côté" par l'Agence, dans l'attente de la conférence de presse où elles seront peut-être dévoilées (avec une explication logique ?) du 22 mars 2016...
Une autre curiosité non résolue est cette fameuse grande montagne " de cristal " de 4 à 5000 mètres de hauteur dont nous avons parlé plus haut et qui a été un peu éclipsée par les scientifiques, qui n'arrivent pas a expliquer pour l'instant sa configuration, le modèle de sa création sur cette petite planète qui, décidément, est loin d'être, géologiquement, l'astre mort imaginé jusqu'à présent. Voici quelques photos de cette étonnante montagne et du grand trou qui la borde, avec la prise de ce qui ressemble à d'immenses chutes de matières provenant de la montagne jusque dans le profond trou... :
Lorsque Dawn a encerclé Cérès à des altitudes plus basses, la forme de cette montagne mystérieuse a commencé à apparaître dans son viseur. De loin, Ahuna Mons avait l'air d'être en forme de pyramide, mais en le regardant de plus près, il est décrit commeun dôme avec de lisses parois abruptes.
Les dernières images de Dawn de Ahuna Mons, prises 120 fois plus près que en Février 2015, révèlent que cette montagne a beaucoup de matériaux brillants sur certaines de ses pentes, et moins sur d'autres. De son côté le plus raide, il est à environ 3 miles (5 kilomètres) de haut. La montagne a une hauteur totale moyenne de 2,5 miles (4 kilomètres). Il monte plus haut que le mont Rainier de Washington et que Mount Whitney en Californie.
Les scientifiques commencent à identifier d'autres caractéristiques sur Cérès qui pourraient être de nature similaire à Ahuna Mons, mais aucun n'est aussi grand et bien défini que cette montagne. (YH : d'autres "dômes" plus petits ? étonnant !).
" Personne ne s'attendait à une montagne sur Cérès, en particulier une comme Ahuna Mons ", a déclaré Chris Russell, chercheur principal sur Dawn à l'Université de Californie, Los Angeles. " Nous ne disposons pas encore d'un modèle satisfaisant pour expliquer comment elle s'est formée."
Une image magnifique prise très récemment par la sonde, à son altitude la plus basse... on a l'impression de voir du sable humide et mou par endroit, avec des empreintes allongées. Vers le haut à droite, un petit impact rond semble avoir creusé un tunnel dans la paroi, avec un impact rond visible autour, avec le tout un peu en forme de bâton de ski. Vers le bas, on semble même distinguer des coulées d'une substances blanche semi-liquide suivre nettement une pente... la mini-planète serait-elle une sorte de gigantesque éponge imbibée d'eau ou d'une matière proche ?
MAJ du 23-03-2016 : premières traductions et images de la conférence de la NASA :
l'Occator Crater
l'Occator Crater : la matière lumineuse en couleur et avec zoom : il y a aussi un dôme au milieu... les scientifiques essaient d'imaginer une réaction chimique en profondeur due aux rayons cosmiques et qui provoquerait une sorte "d'éruption" de matières chimiques en surface, une sorte de "sel" ou de mélange chimique...
La photo présentée par la NASA lors de la conférence : il s'agit de la plus grande et haute montagne de Cérès avec 5 km de hauteur environ et 20 km de longueur.
La même image sous un autre profil... étrange dôme-pyramide, avec des falaises à pic et brillantes, une partie peut-être "cristaline" ou semi-transparente et une partie (et sommet) bardée de structures à angles droits.
En tout cas une structure géologique très particulière et on y verrait presque une mine très aménagée déjà, avec des cheminées d'évacuation, des grues et des batiments, des passages et portes... avant même l'arrivée de l'Homme... mais attention, les perspectives peuvent bien sûr être trompeuses.
La même photo agrandie (cliquez dessus). Le processus de formation de cette montagne " brillante " de "sel" en forme de dôme pourrait être identique que les dépôts et autres dômes de matières brillantes visibles dans plusieurs cratères, dont l'Occator Crater ...
La conférence entière (en VO) avec les photos et schémas
En ce qui concerne la détections de signaux et de décharges d'électrons provenant de la planète, une explication peu convaincante qui demande de plus amples vérifications... des rayons cosmiques pénétreraient le sol de Cérès et viendraient percuter la couche de regolithe de la mini-planète et certains matériaux (le Thorium (Th) - élément radioactif de la famille du plutonium ou uranium, et le potassium (K) ou kalium, ces deux éléments, sous forme métallique ou sels, ont une couleur blanche - notons que l'Inde estime que le Thorium (et des mines associées) devrait être l'élément actif du futur de l'énergie nucléaire terrienne...) et le contenus dans cette couche réagiraient par l'émission d'ondes électroniques, mais aussi des remontées de matières blanches par endroits...
Notons également que les scientifiques ont détecté de grandes quantité d'hydrogène, probablement beaucoup de glace d'eau donc, tout autour du Pôle Nord de la petite planète, a à peine 1 mètre de la surface... d'autres analyses viendront confirmer cette découverte importante (cette glace d'eau pouvant dater de 4 milliards d'année)...
MAJ 20-03-2017 :Presqu'un an après la dernière Mise A Jour, nous voici de retour sur la mini-planète de la ceinture d'astéroïdes entre Mars et Jupiter. Un retour pour faire le point sur certaines confirmations de découvertes faites par la sonde Dawn, qui tourne déjà depuis 2 ans autour de Cérès, mais aussi pour parler d'une toute récente étonnante découverte : la découverte de molécules organiques sur le sol, synonymes de possibles bactéries vivantes ou tout au moins de certaines "briques" de la vie...
Une grande présence d'hydrogène a donc été confirmée en décembre 2016 (avec un articlesur le site de nasa.gov rédigé par Elisabeth Landau du Jet Propulsion Laboratory, le 16/12/2016) avec des études montrant deux lignes distinctes de preuves de présence de glace à ou près de la surface de la planète naine.
" Ces études soutiennent l'idée que la glace s'est séparée de la roche au début de l'histoire de Cérès, formant une couche dans la croûte riche en glace, et que cette glace est restée près de la surface durant l'histoire du système solaire ", a déclaré Carol Raymond, chercheur principal adjoint de la mission Dawn basé au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie. " En trouvant des astres qui étaient riches en eau dans le passé lointain, nous pouvons découvrir des indices quant à l'endroit où la vie a pu exister dans le système solaire primitif ".
La surface supérieure de Cérès est riche en hydrogène, avec des concentrations plus élevées aux latitudes moyennes, compatibles avec de larges étendues de glace d'eau, selon une nouvelle étude parue dans la revue Science.
La sonde Dawn a déterminé la teneur en hydrogène dans la couche supérieure, moins d'un mètre, de la surface de Cérès. Le bleu indique où la teneur en hydrogène est la plus élevée, près des pôles, le rouge indique la moins élevée aux latitudes plus basses.
Crédits : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA/PSI.
" Sur Ceres, la glace est non seulement localisée à quelques cratères. elle est partout, et plus près de la surface aux latitudes plus élevées ", a déclaré Thomas Prettyman, chercheur principal de GRaND, ( Gamma Ray and Neutron Détector), de Dawn, basé à l'Institut des sciences planétaires, Tucson, Arizona.
Les chercheurs ont trouvé que plutôt qu'une couche de glace solide, ce pourrait être un mélange poreux de matériaux rocheux dans lequel la glace remplit les pores. Les données de GRaND montrent que le mélange contient environ 10 % de glace. " Ces résultats confirment les prédictions faites il y a trois décennies que la glace peut survivre pendant des milliards d'années juste sous la surface de Cérès ", a déclaré Prettyman. " Les éléments de preuve renforcent la possibilité de présence de glace d'eau près de la surface sur les autres principaux astéroïdes de la ceinture ".
Une deuxième étude, menée par Thomas Platz de l'institut Max Planck pour la recherche sur le système solaire à Gottingen en Allemagne, et publiée dans la revue Nature Astronomie, est axée sur les cratères de l'hémisphère nord de Cérès qui sont constamment dans l'ombre. Les scientifiques ont examiné de près des centaines de ces cratères sombres et froids, appelés "pièges à froid" - à moins de moins 260 degrés Fahrenheit (-110 Kelvin). Ils sont tellement froids que très peu de glace se transforme en vapeur au cours d'un milliard d'années. Les chercheurs ont trouvé des dépôts de matière brillante dans 10 de ces cratères. Dans un cratère qui est partiellement éclairée par le soleil, le spectromètre de cartographie à infrarouges de Dawn a confirmé la présence de glace. " Nous sommes intéressés par la façon dont cette glace est arrivée là et comment elle a réussi à durer si longtemps ", a déclaré le co-auteur Norbert Schorghofer de l'Université de Hawaii. " Elle aurait pu venir de zones riches en glace de la croûte Cérès, ou elle aurait pu provenir de l'espace ".
Quelle que soit leur origine, les molécules d'eau sur Cérès ont la capacité de sauter dans des régions plus chaudes aux pôles. Une atmosphère d'eau ténue a été suggérée par des recherches antérieures, y compris les observations de vapeur d'eau sur Cérès de l'Observatoire spatial Herschel, en 2012-13. Les molécules d'eau qui quittent la surface retomberaient sur Cérès, et pourraient atterrir dans des pièges à froid. Avec chaque étape il y a une chance que la molécule soit perdue dans l'espace, mais une fraction d'entre elles se retrouvent dans les pièges à froid, où elles s'accumulent.
Attention, il s'agit d'une simulation faite par la NASA et non de réelles images, c'est bien précisé... même si ça donne une bonne idée à priori de ce qui est visible.
La zone la plus lumineuse de Cérès, le cratère Occator dans l'hémisphère nord, ne brille pas à cause de la glace, mais plutôt en raison de sels très réfléchissants. Une nouvelle vidéo produite par le centre aérospatial allemand, (DLR) à Berlin, simule l'expérience de vol autour de ce cratère et l'exploration de sa topographie. La région centrale brillante d'Occator, qui comprend un dôme avec des fractures, a été récemment nommé Cerealia Facula. La grappe de taches moins réfléchissantes à l'est du centre du cratère est appelé Vinalia facules.
" L'intérieur unique d'Occator peut s'être formé par une combinaison de processus que nous étudions actuellement ", a déclaré Ralf Jaumann, planétologue et co-chercheur de Dawn au DLR. " L'impact qui a créé le cratère aurait pu déclencher la remontée d'un liquide de l'intérieur de Cérès, qui a laissé des sels derrière lui..."
Les dernières données fournies par la sonde Dawn (février 2017) prouvent la présence de molécules organiques sur la planète naine.
" C'est la la première fois que l'on détecte clairement des molécules organiques depuis l'orbite d'un astre situé dans la ceinture principale d'astéroïdes ", se réjouit Maria Cristina De Sanctis, principale auteure d'une étude relatant cette découverte qui est publiée dans la revue Science. Une première que l'on doit au spectrographe VIR de la sonde Dawn qui est en orbite autour de la planète naine Cérès depuis le mois de Mars 2015. Les molécules organiques, de longues chaînes carbonées pas encore identifiées, ont été principalement retrouvées sur une surface de 1000 kilomètres carrés autour du cratère Ernutet, situé dans l'hémisphère nord de Cérès.
Il existe d'autres zones, plus petites, riches en matières organiques à l'ouest et à l'est du cratère Ernutet et des molécules similaires ont également été trouvées dans une très petite zone à l'intérieur du cratère Inamahari, à environ 400 kilomètres d'Ernutet. La détection des ces molécules complète le panorama fourni par les données issues de la sonde Dawn depuis 2015: elles révèlent une planète riche en glace d'eau, en argiles ammoniaquées et en différents sels (sodium et magnésium). Une liste auquel s'ajoute maintenant les molécules organiques qui sont des éléments constitutifs de la vie sur Terre. Bien d'autres critères sont évidemment nécessaires pour que cette dernière puisse éclore mais dans un passé très lointain, Cérès s'est formée au tout début de l'histoire du système solaire et, probablement très loin du Soleil, cet astre a pu avoir des conditions favorables à son développement. D'autant plus que les scientifiques estiment que ces molécules organiques ont été produites sur la planète et non pas "importées" lors d'un impact avec un météorite ou une comète. Ils travaillent maintenant à mieux cerner les conditions géologiques dans lesquelles ces molécules se sont formées. Ils profiteront encore des nouvelles données qu'enregistre chaque jour la sonde Dawn qui fonctionnera jusqu’à épuisement de ses batteries. Etant placée sur une orbite très stable, Dawn devrait rester satellisée autour de la planète naine de nombreuses années même après son arrêt définitif.
Vous pouvez agrandir la photo en cliquant dessus. En dehors de ces grandes failles ou sillons, on peut voir plusieurs formes géométriques (en forme de disques ?) sombres. Il est possible que le jeu de lumière et d'ombres créé des formes imaginaires, mais l'étude approchée et la multiplicité de formes très proches est très étonnante.
Bon, la NASA pense que les molécules de vie ont bien été créées sur la planète il y a longtemps... mais cet endroit montré à cette occasion pourrait bien indiquer le contraire, car tout ceci ressemble assez à la chute d'objets (maintenant à moitié enfoncés dans le sol sableux de la planète) assez semblables... en tout cas, il s'agit ici au minimum d'une géologie très intéressante, avec une multitude de formes géométriques rondes ou rectangulaires selon les endroits... Vous pouvez agrandir toutes les photos en cliquant dessus.
Gigès, le mystérieux inventeur de la monnaie métallique
Pièce de Lydie en Electrum
Les plus anciennes pièces de monnaie métallique, marquant peu à peu le changements définitif (pour le monde entier sauf aux Amériques, où les peuples ont continué leur économie spécifique jusqu'à l'arrivée des envahisseurs et culture dévastatrice) de l'économie de l'Humanité, passant de la dernière économie créée (le troc) aux échanges par monnaie de substitution, toujours pratiqués de nos jours, ont été découvertes en Turquie, dans l'ancien Royaume de Lydie (ou Méonie pour Homère). Les Lydiens (aussi connus comme les Lud par les Egyptiens et Assyriens) était un peuple indo-européen descendant de Lydos, fils d'Attis d'après Homère. Quand on sait qu'Attis est en fait un Dieu très connu, d'origine Phrygienne (qui dominaient les Lydiens au début) et que l'on retrouve sous le nom d'Adonischez les Grecs et Romain ou Tammuzchez les Hindoux, on devine que les origines mêmes de ce peuple sont aménagées. Et ce n'est pas mieux pour leur Roi Gigès, qui a régné (d'après la science officielle mais avec une fourchette temporelle) de entre 708 et 687 avant Jésus-Christ, sa mort étant entre 680 et 648 avant Jésus-Christ...
Crésides d'argent, attribuée à Crésus-5ième siècle av JC
Il était appelé Gugu par les Assyriens, et serait à l'origine des traditions bibliques sur Gog, prince de Magog (c'est-à-dire en assyrien mā(t) Gugu : « pays de Gygès »). En fait, on ne sait pas vraiment comment il est arrivé au pouvoir car les sources sont rares (donc à fiabilité resteinte) et divergent complètement... :
Selon Hérodote (né vers 484 avant notre ère et mort vers 420 - donc 250 ans après environ), Gygès était à l'origine le fils d'un des gardes et le confident du tyran Candaule, (ou Sadyate, ou encore Myrsile), roi très légendaire descendant d'Héraclès (Hercule), qui était un roi vantard qui ne cessait de vanter la beauté de sa femme. Ne supportant pas que Gygès puisse douter des charmes de son épouse, Candaule lui donne l'ordre de tout faire pour la voir nue et constater sa vérité. Après avoir refusé car pensant que c'est indigne, Gygès finit par céder et se cache dans la chambre royale au bon moment pour admirer le déshabillage de la Reine. Mais celle-ci le découvre sans le laisser paraître. Elle a compris que le roi ne peut être que l'auteur de cette indignité et décide de se venger de cet outrage. Elle convoque Gigès le lendemain et lui fait le chantage suivant : soit il assassine Candaule, devient son époux et le nouveau Roi, soit il est exécuté... Gigès n'a pas trop le choix, poignarde le Roi et s'empare du trône de Sardes, capitale de la Lydie...Mais selon Platon (né en 424/423 av. J.-C., mort en 348/347 av. J.-C. - donc 300 ans après environ), Gygès n'était qu'un simple berger lydien à l'origine, qui faisait paître son troupeau lorsqu'un violent orage fit s'affaisser une colline. Il s'y aventura et découvrit un énorme cheval de bronze dans les flancs duquel étaient pratiquées des portes (Cheval qui rappelle un peu le célèbre Cheval de Troie de part sa description !). Après avoir ouvert ces portes, Gygès aperçut à l'intérieur du cheval le squelette d'un géant portant au doigt un anneau d'or. Il se saisi de cet anneau, se le passa au doigt, et, sans dire un mot de son aventure, il alla rejoindre les autres bergers du voisinage. Par hasard, il remarqua que, à chaque fois qu'il tournait sa bague vers l'intérieur, il devenait invisible de tous, tout en gardant la faculté de voir et d'entendre ce qu'il se passait autour de lui. Dès qu'il retournait la bague en sens inverse, il redevenait visible. Après avoir essayé les pouvoirs de son anneau par plusieurs expériences, il se rendit au palais et séduisit la reine. Il complota avec elle la mort du roi, le tua et s'empara du trône...
Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes
Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.
Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.
Des milliers d'outils en pierre taillée, d'os de chevaux, et une dent de lait humaine: une grotte du plateau central iranien a livré des traces d'occupation humaine vieilles de 452.000 à 165.000 ans, les plus anciennes jamais trouvées dans cet immense territoire à la croisée du Levant et de l'Asie.
Série Docu-Drama " Les Envoutés de l'Espace " - MAJ FIN - Update : 4 scènes coupées
Ce téléfilm de 1992 est basé sur des faits réels tirés du livre du spécialiste Budd Hopkins et vient en soutien à cet autre documentaire basé sur celui du scientifique John Mack.
Titre original : Intruders. Autres titres Canada : Les Visiteurs de l'au-delà. Tous Publics. Réalisateur Dan CURTIS. Scénariste(s) Barry ORINGER, Tracy TORMÉ. Auteurs originaux : D'Après le Livre ' Intruders ' de Budd Hopkins. Producteur(s) Michael APTED, Dan CURTIS, Branko LUSTIG, Eric SCHIFF, Tracy TORME.
Acteurs : Richard CRENNA, Mare WINNINGHAM, Susan BLAKELY, Daphne ASHBROOK, Alan AUTRY, Ben VEREEN, Steven BERKOFF, Lorry GOLDMAN, Rosalind CHAO, Robert MANDAN, Warren FROST
Sciences-Faits-Histoires (SFH) publiera les 19 parties à raison de 5 à la fois (4+présentation aujourd'hui) tous les 2-3 jours.
" Ce passage est extrait du reportage de Jimmy Guieu : « OVNI-USA : de nouvelles révélations », où Guieu présente le téléfilm que vous pouvez voir ici en 19 parties. Les commentaires sont du détenteur des vidéos "Videodocu".
Il a tout d’abord été diffusé en décembre 1993 sur Canal +, sous le titre « Les envoûtés de l’espace » (et le samedi 1er janvier 1994 à 14 h 00, dans son intégralité), puis plusieurs fois sur M6 à partir d’août 1995, sous le titre « les visiteurs de l’au-delà », sous la forme de téléfilms en deux parties.
John Mack et Budd Hopkins ont tous deux été conseillers techniques sur le film, ce qui lui donne une indéniable qualité de « docu-drama ».
Le générique du début signale que le film est basé sur le livre d’Hopkins « Intruders » (l’affaire Kathie Davis/Déborah Tomey), et le message final stipule bien, par ailleurs, que le film se base sur des faits réels.
Le tout est servi par un casting composé de stars du petit ou du grand écran (Richard Crénna et Steven Berkoff de la saga « Rambo », Mare Winningham de la série « Les oiseaux se cachent pour mourir ») et des effets spéciaux très bons pour l’époque, utilisés à bon escient et sans excès.
Personnellement, je trouve que les Extraterrestres montrés dans ce film sont beaucoup plus convaincant et saisissant que nombre d’ET actuels en images de synthèse.
Enfin, n’oubliez pas, en le regardant, que ce téléfilm date de 1992, c’est-à-dire bien avant la création d’ « X-Files » ou l’affaire de la créature de Roswell.
A noter que deux ouvrages français ont traité plus en détail de ce téléfilm :
« Alien Télévision » de Richard D. Nolane (Editions CGR, P. 227 à 232) et « Aux frontières du réel. Vol. 2 : l’appel des étoiles » de Francis Valéry (editions DLM, P. 121 à 124).
Trailer :
Partie 1 :
Téléfilm réalisé par Dan Curtis en 1992, et basé sur des faits réels : les « abductions » ou enlèvements extraterrestres.
Conseillers techniques : Budd Hopkins & John E. Mack
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La détection des OVNI par les radars militaires ; la conspiration du silence et la politique de black-out sur le dossier OVNI. - Commentaires divers : Ce téléfilm semble clairement avoir influencé Chris Carter, pour « X-Files », à tout le moins l’épisode « L’ange déchu » (« Fallen Angel ») de la saison 1.
Cet épisode d’X-Files traite des enlèvement E.T., réutilise le même code que celui dont se sert le général Hanley dans le film (« Confirmation d’un ange ») pour désigner l’atterrissage d’un OVNI, et surtout vous y retrouverez presque tel quel la scène d’intro d’ « Intruders », lorsque la technicienne radar s’oppose à son supérieur hiérarchique…
Partie 2 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les souvenirs-écrans, les réminiscences partielles mais intrusives de l’expérience aux hasard de la vie quotidienne (particulièrement le souvenir marquant de grands yeux noirs), phobie liée à certains animaux, et surtout apparition inexplicable de cicatrices ou autres traces d’opérations sur le corps des victimes.
Partie 3 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les souvenirs-écrans, le « Missing Times » ou amnésie temporaire de plusieurs heures, séquelles psychologiques se répercutant dans la vie quotidienne, et les saignements de nez consécutifs à la pose d’un implant nasal.
Partie 4 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les réminiscences partielles mais intrusives de l’expérience aux hasard de la vie quotidienne, phobie liée à certaines images. La mise sous surveillance illicite des « abductés » et de leur environnement.
Partie 5 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». L’ « abduction » et ses caractéristiques : les souvenirs-écrans dissimulant l’enlèvement et l’apparence réelle des EBE, la description des « Petit-gris » et les expériences médicales auxquelles ils se livrent sur les victimes. L’hypothèse sceptique d’abus sexuels humains refoulés, puis resurgissant sous forme d’enlèvement extraterrestre à l’âge adulte.
Partie 6 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : séquelles psychologiques se répercutant sur la vie de famille, crise de panique et phobie liées à certaines images (la vue de lumière dans le ciel, celle d’un hélicoptère, mais rappelant inconsciemment celle d’un OVNI).
Partie 7 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La mise sous surveillance illicite des ufologues et autres enquêteurs s’intéressant de trop près aux « abductions ». Les symptômes classiques de l’ « abduction » : les saignements de nez consécutifs à la pose d’un implant nasal, et les séquelles physiques de l’abduction (inexplicable trace d’opération chirurgicale), angoisse et phobie liées au milieu médical ou à la vue d’instruments médicaux. - Commentaires divers : Vous remarquerez que l’ufologue se présente comme un « ovniologue », francisation amusante du terme. Il ajoute aussi, dans sa discussion avec le Dr Chase à propos des « abductions », « avant que les enlèvements ne devienne à la mode », ce qui démontre qu’aux USA, en 1992, on parlait depuis déjà un bon moment de ces faits !
Partie 8 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les symptômes classiques de l’ « abduction » : grossesse inexplicable, crise de panique et phobie liées à certains animaux, souvenir-écran d’animaux aux comportement bizarre dissimulant les EBE responsables de l’enlèvement.
Partie 9 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». L’hypothèse sceptique d’abus sexuels humains refoulés, puis resurgissant sous forme d’enlèvement extraterrestre à l’âge adulte. C’est vraiment une scène-clé du film, car elle montre la reconstitution de façon très réaliste de l’ « abduction » en tant que telle, comme la vivent généralement les victimes.
Partie 10 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les caractéristiques de l’ « abduction » : début des premiers enlèvements dès l’enfance, neutralisation du conjoint ou de toutes autres personnes présentes mais non-directement visées par les enlèvements au moment des faits, impuissance des victimes à faire face et à réagir pour contrer les exactions EBE, et enfin, saignements de nez généralement consécutifs à la pose d’un implant nasal.
Partie 11 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : La régression hypnotique comme technique thérapeutique et d’investigation des cas d’ « abductions ». Les caractéristiques de l’ « abduction » : le commencement des premiers enlèvements dès l’enfance, et le suivi génétique de famille entière, d’une génération à l’autre, par les EBE. Il est bien stipulé que l’enlèvement est rarement unique, mais se répète tout au long d’une vie, ce qui correspond aux caractéristiques réels du phénomène. Enfin, cette scène montre une cicatrice typique des séquelles physiques d’un enlèvement : la « scoop-mark », généralement à la jambe. Notez que le passage du début, en quelques lignes de dialogue, prend également en compte les implications des enlèvements par rapport à la religion biblique. C’est aussi la première fois dans ce film que des « métis » humains-extraterrestres sont mis en scène.
Partie 12 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI. Récupération par les ufologues et analyse des implants métalliques, bien réels, posés dans le corps des « abductés » par les EBE durant les enlèvements. Ces implants, d’une technologie avancée, peuvent entrer en symbiose avec le corps humains, et sont quelquefois pourvus d’un système d’autodestruction pour ne pas laisser de preuves. Ceux qui sont intéressés par cet aspect des « abductions » pourront lire avec profit le livre « OVNI et implants » du Dr. Roger K. Leir (traduit et paru en français, aux éditions du Mercure Dauphinois).
Partie 13 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : L’affaire du crash de Roswell, couvert par le black-out militaire, et les crashes d’OVNI en général. Vous remarquerez que le lieu de l’action se situe près de la base d’Holloman, une base du Nouveau-Mexique, ufologiquement réputée pour avoir reçu la visite « officielle » d’extraterrestres en avril 1964 (selon Richard Doty), ce qui démontre que les scénaristes ont vraiment bien travaillé leur sujet... A moindre titre, cette scène montre aussi les diverses anomalies électromagnétiques qui se produisent fréquemment lors d’observations d’OVNI (dérèglement des appareils électriques). - Commentaires divers : Aux USA, Ben Vereen, qui joue ici le rôle de Jim, est un célèbre acteur de théâtre, de télévision et de cinéma. Il a été plusieurs fois nominé aux Golden Globes et aux Emmy Awards. Son rôle le plus marquant est celui qu'il a interprêté pour la série "Racines". Avez-vous aussi remarquez ce petit détail ? Vers 4’18/4’19 de cette scène, à la limite de l’image subliminale, on peut voir une sorte de « tête de mort » formé par le jeu d’ombres et de lumières sur un pan de mur, à l’intérieur de la soucoupe, lorsque Jim entre dans l’OVNI écrasé.
Partie 14 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène : Les expériences d’engeenerie génétique auxquelles se livrent les EBE grâce aux enlèvements, dans le but de créer des hybrides humains-extraterrestres : insémination artificielle de femmes humaines lors d’un premier enlèvement, lesquelles servent de mères porteuses jusqu’au moment d’un second enlèvement, où les EBE prélèvent le fœtus. Il va sans dire que c’est souvent une expérience très traumatisante pour les femmes qui subissent ces exactions, comme le restitue très bien cette scène. On y voit également un de ces hybrides adultes, au visage étrange, mi-humain, mi-alien. Dans la réalité, ce type d’humanoïde est effectivement signalé aux côtés des « short greys » durant les abductions. Une courte séquence laisse aussi apercevoir un homme normal enlevé à bord du vaisseau ET, montrant qu’il y a aussi des « abductions » masculines, même si le film se concentre les « abductions » féminines.
Partie 15 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Les différentes questions et hypothèses des ufologues vis-à-vis des abductions, de l’origine des E.T. et du but final des expériences d’hybridation.
Les groupes de soutien organisés aux USA pour les « abductés », les premiers ayant été créés à l’initiative de Budd Hopkins.
Chaque enlevé peut venir y faire part de son expérience, et partager son vécu avec d’autres.
Cette scène permet à cette occasion de montrer plusieurs autres infos sur le phénomène des « abductions », en se plaçant surtout du point de vue des enlevés et non plus de l’enquêteur (le Dr. Chase).
Premièrement, l’isolement terrible ressenti par les victimes d’enlèvements extraterrestres, qui ne peuvent guère parler de leur calvaire dans la vie courante.
Deuxièmement, les « abductions » peuvent toucher n’importe qui, n’importe quand, sans discrimination, que l’on soit WASP ou latino (dans le film), homme ou femme, de n’importe quelle catégorie socioprofessionnelle. Dans une certaine mesure, le film s’attachait déjà à ce fait via ces deux protagonistes féminins : Mary la « campagnarde » est enlevée comme Lesley la « citadine ».
Enfin, le tour de table des différents « abductés » montrent la diversité des réactions ressentis par ceux-ci vis-à-vis de leurs ravisseurs EBE, que l’on retrouve aussi dans la réalité.
- Commentaires divers :
Une phrase formidable de la part du personnage de Steven Berkoff, qui pourrait devenir une des devises de l’ufologie : « Les personnes qui avancent de nouvelles idées sont traitées de malades ou de fous. Et puis un jour, le monde les rattrape, et les appelle des visionnaires !… »
Partie 16 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
L’intolérance et le déni de la communauté intellectuelle et scientifique vis-à-vis du problème des enlèvements extraterrestres, et des chercheurs qui les étudient ou essayent d’en parler ouvertement.
Parmi l’auditoire qui crie au scandale, un personnage représente notamment les psychosociologues hostiles à la réalité objective des « abductions ».
L’hypothèse socio-psychologique y est plutôt bien résumée : « Avant les gens voyaient apparaître la Vierge ; maintenant, sous l’influence de la S-F, ils voient des petits hommes verts ! » Les pressions mises en œuvre au niveau professionnel et social pour faire taire les chercheurs s’étant penchés sur les « abductions » ou les OVNI, notamment par l’usage de menaces pour leur carrière.
Là encore, les scénaristes n’ont rien inventé du tout : des universitaires comme Léo Sprinckle, John Mack ou des médecins comme le Dr. Leir, ont réellement eu à subir ce genre de pressions chacun dans leur milieu professionnel respectif.
Partie 17 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Le MJ12et les groupes « ultra-top secret » destinés à gérer le dossier OVNI. Les implications politiques de la reconnaissance officielle des OVNI, des « abductions », et la mise en place du black-out gouvernemental destiné à cacher la vérité au grand public.
Partie 18 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
La trace au sol sur laquelle la neige ne tient pas est effectivement un phénomène s’étant produit durant l’affaire « Kathie Davis » étudiée par Hopkins dans son livre « Intruders ».
Les expériences d’engeenerie génétique auxquelles se livrent les EBE grâce aux enlèvements, dans le but de créer des hybrides humains-extraterrestres :
dans de nombreux comptes-rendus d’ « abductions », les enlevés décrivent des parois (voire des pièces) entières remplies d’incubateurs pour les embryons hybrides, tel que Mary en voit à bord du vaisseau.
Il n’est pas rare que des jeunes femmes « abductées » et ayant servi de mère-porteuse pour un fœtus hybride à un moment de leur vie, soit également enlevées par la suite pour voir et toucher leurs « enfants »
Pour plus de détails, je vous recommande de regarder en entier le reportage de Jimmy Guieu : « OVNI – USA : de nouvelles révélations », et/ou de lire « Les kidnappeurs d’un autre monde » de David Jacobs.
Partie 19 :
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Il y a deux grandes thèses ufologiques à propos du but poursuivi par les extraterrestres au travers des enlèvements et de leurs expériences d’hybridation : la thèse « optimiste » (Mack, Sprinckle) et la thèse « pessimiste » (Jacobs, Hopkins).
Comme vous pouvez le voir, la scène finale de ce téléfilm conclut en se rattachant à la vision « optimiste » des enlèvements, façon John E. Mack.
Ouf ! Le « Happy End » à l’américaine est sauf ! C’est le seul petit reproche que je ferais à ce téléfilm.
Il se pourrait bien, en effet, que la réalité soit beaucoup moins angélique quant au but des EBE et de leurs expériences d’hybridations !…
Si vous vous donnez la peine de regarder le générique en entier, vous pourrez voir que Budd Hopkins et John Mack ont bel et bien été crédités comme conseillers techniques, et que le sempiternel message : « Ceci est une fiction, toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels ne seraient qu’une pure coïncidence » a laissé place à un message final précisant que ce téléfilm est basé sur des faits réels.
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Jimmy Guieu Vs Pierre Lagrange (1997) – Les abductions
Le lundi 27 janvier 1997, le magazine d’Arte « 7 ½ », présenté par Dominique Bromberger, a consacré sa troisième partie aux enlèvements extraterrestres, ou « abductions ».
Sur ce thème, un reportage confronte deux hommes diamétralement opposés : l’ufologue Jimmy Guieu, chercheur indépendant, qui dénonce le complot planétaire de nos institutions pour cacher la réalité de ces enlèvements extraterrestres, et le débunker Pierre Lagrange, sociologue, qui cherche à le discréditer en ne voyant là que de vulgaires ragots issu de l’extrême-droite.
A titre d’exemple concret, on peut voir Jimmy Guieu mener une enquête sur le cas d’enlèvement d’une femme, Edmonde, abductée en 1972, dans le Doubs, alors qu’elle était en voiture avec trois collègues de travail.
Au cours d’une régression hypnotique pratiquée par l’hypnotiseur Daniel Huguet, Edmonde se souvient de sa rencontre avec une entité nommée Axor (il me semble qu’elle a quelque rapport avec Haurrio, de l’affaire Cergy-Pontoise…) et de l’examen médical qui s’en est suivi.
Le livre de Jimmy Guieu dont il est question à partir de 02:15, « Terre : ta civilisation fout le camp », resté longtemps inédit, est maintenant disponible gratuitement sur Internet.
A noter enfin que le magazine « L’œil du cyclone », de Canal +, reprendra quelques extraits de l’intervention de Jimmy Guieu pour illustrer son numéro sur « Le grand complot », à peu près un an plus tard, en avril 1998.
« Intruders » - Scène coupée 1
Après avoir revu récemment le film « Intruders » en DVD (présenté ici en 19 parties), il m’a semblé de mémoire qu’il manquait certaines lignes de dialogues.
J’ai donc repris l’enregistrement VHS que j’avais fait sur Canal + du film en janvier 1994, et j’ai ainsi repéré pas moins de trois « scènes coupées » qui, pour une raison qui m’échappe complètement à ce jour, n’ont pas été retenues pour le montage final de la version DVD.
Ce qui est fort dommage, car cela ampute non seulement le film d’un total de 8 minutes, mais nous prive aussi de trois scènes qui éclairent le scénario en nous montrant quelques éléments ufologiques supplémentaires.
Cette première scène coupée se situe dans le courant de la scène 3.
Raccompagnant Lesley après leur premier rendez-vous thérapeutique, le Dr. Chase découvre une trace étrange dans le jardin de celle-ci.
Ce qui explique pourquoi une équipe de faux « géologues » vient faire des prélèvements de terrain à cet endroit dans la scène suivante (scène 4), et fait un lien avec la trace au sol qui sera découverte plus tard par les protagonistes de l’histoire, dans la scène 12.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
Plus spécifiquement, cela fait référence à la trace mystérieuse découverte près de la maison de Kathie Davis, dans l’ouvrage « Intruders » de Budd Hopkins (illustration en face de la P. 138 et Chap. 2). A moindre titre, la ligne de dialogue concernant « la lune » qui aurait atterri fait penser à une déclaration d’un des membres du couple Hill à propos de son abduction : « La lune semble avoir atterri dans la clairière ».
« Intruders » - Scène coupée 2
Cette seconde scène coupée se situe exactement entre les scènes 13 et 14.
Le fait qu’elle se situe juste entre le moment où le Dr. Chase a reçu les confidences de Jim sur un crash d’OVNI façon Roswell, et celui où il est convoqué dans le bureau de son supérieur hiérarchique donne un sens supplémentaire à l’histoire : on peut supposer que l’on envoie des MIB « prévenir » le Dr. Chase à partir du moment où il commence à en savoir trop et à rassembler véritablement des éléments positifs (confidences de Jim, découverte et photos de l’implant), et que parallèlement aux pressions exercés sur celui-ci, des consignes ont également été officieusement données à son supérieur hiérarchique pour augmenter la pression.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Les « Hommes-en-noir » ou MIB (men-in-black), se faisant souvent passer pour des membres d’une institution officielle (ici : la NASA), qui viennent conseiller « amicalement » aux chercheurs s’étant penchés sur les « abductions » ou les OVNI d’abandonner leur recherche, et qui essayent de les décourager pour les inciter à se taire.
« Intruders » - Scène coupée 3
Cette troisième scène coupée se situe exactement entre les scènes 16 et 17.
En montrant que le « MIB » vu dans la scène coupée 2 est à la fois au courant de l’emploi du temps du Dr. Chase et le représentant du Général Hanley, cette scène fait le lien entre les différentes scènes précédentes montrant témoins et chercheurs sous surveillance illicite (scènes 4 et 7), les manœuvres de black-out militaire (scènes 1 et 13) et la rencontre avec le Général Hanley, dans la scène suivante, évoquant les groupes « ultra top-secret » chargés de gérer le dossier OVNI.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
La visite d’ « Homme-en-noir » ou MIB (men-in-black) au domicile des chercheurs ou des témoins.
Le « messager » du Général Hanley en a d’ailleurs fortement l’apparence vestimentaire : imper noir et chapeau mou noir.
« Intruders » - Scène coupée 4
Après avoir revu récemment le film « Intruders » en DVD (présenté ici en 19 parties), il m’a semblé de mémoire qu’il manquait certaines lignes de dialogues. J’ai donc repris l’enregistrement VHS que j’avais faites sur Canal + du film en janvier 1994.
A la suite de cela, j’avais déjà repéré trois « scènes coupées » qui, pour une raison qui m’échappe complètement à ce jour, n’ont pas été retenues pour le montage final de la version DVD. Avec cette scène coupée 4 d’une durée d’environ 3 minutes 30, cela porte actuellement à plus de 10 minutes le total de l’amputation effectuée sur la version originale.
Cette quatrième scène coupée se situe dans le courant de la scène 12, juste après la découverte de la trace au sol.
- Eléments ufologiques montrés dans cette scène :
Traces physiques au sol, avec effet sur l’environnement, d’atterrissage d’ OVNI.
FIN. (Merci Mr Guieu).
Yves Herbo-SFH-12-2013/01-2014, UP 05-2024
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Commentaires
1
Scott
Le 10/01/2016
La Nasa n'est sûrement pas pressé de publier les nouvelles photos de ce cratère.
Nous sommes le 10 Janvier et avant même de nous présenter les images (non trafiquées s.v.p), on nous innonde de verdicts ridicules comme étant du sel ... pathétique.
J'opte également pour une colonie minière, d'une matière exotique.
Les images seront révélatrices que nous n'avons jamais été seul, point.
2
ferront
Le 26/09/2015
Bonsoir
La photo rapprochée des taches brillantes prise à 1470 Km est effectivement troublante. Les 2 dernières photos sont guère exploitables, il vaut mieux analyser la photo du 12 /09 ci-dessus. J'ai donc zooméX3 cette photo, pris une bonne loupe (ce qui permet de ne pas écraser les pixels) et scruté attentivement la photo.
On y voit des bâtiments, des places, des rues, mais plus surprenant des sphères un peu partout. Et par endroit cette "brume" qui envahit petit à petit le paysage. Non ce ne sont pas des effets de pixels, mais bien la réalité comme toute photo satellite. Par ailleurs, si on regarde attentivement les bords du cratère on perçoit une poussière qui parait être liée à une exploitation minière qui rogne le cratère sur sa partie droite, ainsi que de la fumée se dégageant de certains bâtiments..
Faut-il envoyer Mme DUFLOT chez les Cérésiens qui n'ont pas l'air de se soucier d'écologie ?
Vivement les photos prises à 370 Km que l'on puisse tirer tout çà au clair.