Les Jomons sont considérés comme l'une des toutes premières cultures s'étant installée dans les îles japonaises. Et surtout l'une des premières cultures de chasseurs-cueilleurs à se sédentariser, à pratiquer l'élevage et surtout, à fabriquer de la céramique et des poteries... les plus anciennes trouvées à ce jour ont été datées à 16 500 ans avant le présent, c'est à dire au paléolithique (découverte en 2011 du site d'Odai Yamamoto daté après calibration à 16 520 BP.) ! Même si la culture Jomon est plutôt considérée comme mésolithique de par ses outils (les fameux microlithiques, composés de petites lames et permettant d'effectuer des travaux très précis... mais dont on ignore encore comment leurs grandes mains d'hommes préhistoriques pouvaient s'en servir avec autant d'efficacité !). Une autre information très importante : les Jomons était un grand peuple dolichocéphale, c'est à dire qu'il avait le crâne allongé, comme d'ailleurs ses voisins de la Corée du Sud préhistorique, comme le prouve cet article scientifique qui est une vraie mine aux trésors sur l'Histoire japonaise... : https://cipango.revues.org/1126
" Le « modèle du métissage », développé par Kanaseki et ses collègues, insistait principalement sur trois points :
- Le peuple japonais se serait formé par métissage de deux races, au moins pour la région historique de Kyōto (Kanaseki ne se prononçait pas pour le Kantō et le Nord-est, régions considérées de moindre importance par les chercheurs du Japon occidental) ;
- Les migrants allogènes auraient des traits morphologiques proches de ceux des Coréens du Sud : grande stature et dolichocéphalie (crâne de forme allongée), par ailleurs caractères morphologiques souvent reconnus aux « races conquérantes » ;
- Le métissage se serait étendu sur plusieurs siècles et les caractères allogènes perdureraient, en particulier dans le Centre et l’Ouest de l’archipel. "
Pour les scientifiques, la culture Jomon, issue de chasseurs-cueilleurs nomades ayant investi l'ensemble de l'Asie (ce n'est certainement pas pour rien que les scientifiques chinois affirment de leur côté qu'une culture encore plus ancienne a créé des poteries datées de 18 000 à 17000 ans avant le présent sur leur territoire) a commencé a existé avec leurs fameuses poteries cordées, et la date de sa naissance et donc repoussée à chaque nouvelle découverte de poteries plus anciennes. Ce qui est tout de même très étonnant, c'est que cette culture est probablement l'une des plus longues en existence aussi : Aujourd'hui, nous en sommes à une culture qui s'est développée de -16520 ans à - 2200 ans avant le présent environ ! 14 300 ans d'existence donc...
Bien que ce peuple organisé ait été très étudié par les scientifiques japonais (pas toujours à bon escient car tout au long du 20ème siècle, les influence politiques et "l'opinion générale" étaient la principale motivation de tous les scientifiques - avec la recherche à tout prix d'une "identité", d'une race originelle purement japonaise au détriment des recherches de bases sur la culture en elle-même), un grand nombre de mystères demeurent à son sujet.
Map of the Periglacial Region in Japan at the Height of the Last Glaciation about 20,000 years ago - Davison A, Chiba S, Barton NH, Clarke B. — Davison A, Chiba S, Barton NH, Clarke B. (2005) "Speciation and Gene Flow between Snails of Opposite Chirality" (in English). PLoS Biology 3 (9, e282). doi:10.1371/journal.pbio.0030282
Il faut dire que ce peuple a continué son évolution malgré les grandes montées des eaux à l'issue de la dernière glaciation et à une profonde modification de son environnement. En effet, vers -20000 ans avant le présent, les îles étaient encore reliées à la Chine par la glace, les chasseurs-cueilleurs sont probablement passés par là. Le fait que la culture Jomon ait aussi été une culture mégalithique, avec la construction de grands cercles (50 m. de diamètre) de pierres levées puis plus tard de dolmens fait penser à certains chercheurs qu'ils possédaient non seulement des étonnantes connaissances de la céramique très tôt (pour cuire et conserver les aliments) mais aussi d'une forme élaborée d'architecture. Les habitations très élaborées et très variées (pas de répétition d'un même modèle mais bien des habitations avec des spécificités selon les familles !) ainsi que de très grandes maisons communes (de 30 mètres de longueur pour certaines !) interrogent beaucoup sur leurs précoces connaissances. On a également découvert des maisons semi-enterrées de formes pyramidales :
Site de Goshono, structure pyramidale (4500 ans)
Des structures cérémonielles coïncident avec des tombes. Elles représentent des travaux de terrassement considérables, par exemple 2400 lourdes pierres sur le site de Komakino, déplacées sur 70-80 m de dénivelé, et 315 m3 de terre, déplacés pour niveler le terrain. Sur le site de Monzen, Iwate, du Jōmon Récent, ce sont 15 000 pierres qui ont été disposées, serrées les unes contre les autres, en forme d'arc (avec sa corde) gigantesque. Hokkaido possède d'autres sites en terre-pleins concentriques, kanjo dori, de 30 à 75 m de diamètre, avec des tombes placées dans les cercles centraux entourés d'une « banquette » de terre, de 50 cm à 5,4 m de haut. Enfin on rencontre aussi des tertres, autres types de terrassements à grande échelle, au Jōmon Récent et Final, comme sur le site de Terano-Higashi, préfecture de Tochigi, : un anneau de 165 de diamètre et un tertre de 15 à 30 m de large. On y a trouvé de nombreux objets cérémoniels : figurines, pierres phalliques, « boucles » d'oreille, perles de pierre polie sur le tertre et sur le site.
Ce vase très étrange "à flammèches" et avec des anses en forme de personnages humanoïdes est considéré comme un vase rituel de part son manque d'utilité commune
De rares statuettes ont conservé leurs mains, on constate ici que trois doigts apparaissent (notons au passage que les chats et félidés ont bien cinq doigts...)
Les dogus font également partie des mystères de cette civilisation. Ces petites figurines en argile sont répandues depuis le sud d'Hokkaido et Tohoku, au Nord, jusqu'à la région d'Osaka - Kyoto, le Kinki, au Centre, mais pas au delà. Les premières sont apparues au 7ème millénaire avant JC, elles sont de forme humaine, aux traits plus ou moins féminins, et constituent les premiers témoignages de la sculpture japonaise. Leurs fonctions étaient vraisemblablement liées à des cérémonies diverses : cérémonies funéraires (ce sont des offrandes au défunt, parmi d'autres), « rites de fécondité », rites de guérison. Elles sont pour moitié retrouvées brisées, souvent au niveau des bras et des jambes. Mais elles auraient pu se briser involontairement. La plus haute concentration se trouve dans le Nord, sur l'île d'Hokkaidō et au nord de l'île de Honshū, même si la production concerne la totalité du territoire et de la période.
Il existe une très grande variété de formes et la stylisation permet une multitude de solutions, toutes cohérentes sur le plan plastique. Il en existe en forme de plaque, en croix, en triangle (p. ex. à Sannai Maruyama) : les détails sont alors de faible relief, saillant ou en creux. Dans le cas des dogu d'Ebisuda aux yeux globuleux ou à « lunettes de neige » (une théorie peu vraisemblable car le climat de l'époque était assez doux), les yeux lisses, au milieu du corps couvert d'ornements, trouvent un « écho » dans les bras et jambes laissés nus. Les hanches peuvent être figurées larges, mais pas dans le cas des dogu assis de Kazahari. Quant au dogu de Chobonaino, Hokkaido, il ne porte guère d'attribut féminin. Ces figurines sont montées au colombin, et donc des pièces creuses, sauf en ce qui concerne les figures sous forme de plaques. On dénombre parmi elles des figurations d'êtres étranges possédant trois doigts, ce qui me fait penser que cette culture a été fortement influencée dès ses débuts par une autre culture "étrangère" très avancée, une culture évoluée qui a transmis son savoir aux chasseurs-cueilleurs du monde entier, si on se réfère aux cultures comme celles de Vinça, Obeid ou même Olmèque, Aztèque, Maya, Nasca-Paracas et Inca qui ont également produit des céramiques, dessins et tissus comportant des êtres aux allures étranges (grands yeux globuleux, têtes allongées ou triangulaires, pas d'oreilles et de nez, petite bouche et souvent trois doigts ou trois orteils...
La fin des Jomons (ou de cette culture particulière car ce peuple ne disparaît pas même change de culture) est tout aussi mystérieuse car, peut-être suite à l'incursion de la culture voisine sud-coréenne et de son agriculture (rizières) et élevage de porcs, vers l'an 1000 avant JC, absolument tous les rituels, poteries à cordes, dogus, etc, disparaissent assez vite. Pourtant, les Jomons n'avaient pas eu besoin de l'agriculture jusqu'à présent car les ressources en coquillages, pêche, chasse et leur pratique de la sylviculture (leurs soins et renouvellement portés à la forêt pour ses baies et glands, noix, chataignes sont attestés) très importante leur suffisait largement. Se sont-ils fâchés avec leurs "dieux" ou ceux qui les avaient aidés pendant tous ces siècles ? Ou ces derniers sont-ils partis pour d'autres lieux et civilisations à aider, aux Amériques par exemple... ? On constate en tout cas qu'ils se transforment en la culture Yayoi (création scientifique moderne) qui simplifie tout, y compris les poteries qui ne sont plus décorées et où les figurines de rituels sont plus simplement... humaines...
Culture Yayoi, 100 Avant JC.
Mais le Japon nous réserve bien d'autres surprises encore, et je profite de cet article parlant des étonnants Jomon et de leurs étranges figurines, pour parler brièvement de deux momies dont on sait assez peu de choses car impossible de trouver la moindre étude scientifique à leur sujet, d'autant plus que l'une d'entre elles a déjà disparue définitivement dans un incendie pendant la seconde guerre mondiale...
Un agrandissement de la main visible semble bien montrer que cette momie japonaise possède une grande main avec trois grands doigts...
Une momie étrange, supposée être celle d'un des nombreux démons de la culture japonaise, se trouve dans le temple de Daijoin, dans la ville d’Usa (préfecture d’Oita).
On dit que la momie faisait partie du trésor de l’héritage d’une noble et ancienne famille. Mais après avoir subie une sorte de malheur, la famille préféra s’en défaire. La momie de démon a changé de propriétaires plusieurs fois avant de se retrouver dans les mains d’un paroissien du temple de Daijoin en 1925. Mais le paroissien est tombé gravement malade et l’on suspecta la momie d’être maudite.
Le paroissien s’est rapidement remis après que la momie fut placée sous la garde du temple. Elle y est restée depuis lors. Aujourd’hui, la momie de démon consacrée du temple Daijoin est révérée comme un objet sacré.
Une autre plus petite momie – qui serait un bébé démon – était autrefois en possession du temple Rakanji à Yabakei (préfecture d’Oita). Malheureusement, la précieuse momie a été détruite dans un incendie en 1943 qui a entièrement détruit le temple, qui ne fut reconstruit qu'en 1969. On ne connaît absolument rien de ses origines ni ancienneté mais elle était considérée comme un objet sacré et protégée dans une vitrine, comme le montre l'une des rares photos datant d'avant sa destruction. Faisant partie des trésors du Temple Rakanji, le démon était appelé le Oni-no-ko.
Un agrandissement semble bien prouver que ce "démon" japonais possédait 3 doigts et 3 orteils aux mains et pieds... et ressemblaient beaucoup à un... petit gris !!
Les Scandinaves du Néolithique utilisaient des bateaux en peau d'animaux pour la chasse et les échanges, le transport à longue distance. Une étude récente menée par le Dr Mikael Fauvelle et publiée dans le Journal of Maritime Archaeology suggère que la culture scandinave antique de la céramique piquée (PWC) aurait pu construire des bateaux en utilisant des peaux d'animaux, en particulier des peaux de phoque, pour naviguer, pêcher, chasser et transporter, échanger sur de vastes distances. La PWC a prospéré entre 3500 et 2300 avant J.-C. dans les régions entourant la mer Baltique et la mer du Nord, y compris certaines parties de la Suède, du Danemark et de la Finlande actuels.
Gigès, le mystérieux inventeur de la monnaie métallique
Pièce de Lydie en Electrum
Les plus anciennes pièces de monnaie métallique, marquant peu à peu le changements définitif (pour le monde entier sauf aux Amériques, où les peuples ont continué leur économie spécifique jusqu'à l'arrivée des envahisseurs et culture dévastatrice) de l'économie de l'Humanité, passant de la dernière économie créée (le troc) aux échanges par monnaie de substitution, toujours pratiqués de nos jours, ont été découvertes en Turquie, dans l'ancien Royaume de Lydie (ou Méonie pour Homère). Les Lydiens (aussi connus comme les Lud par les Egyptiens et Assyriens) était un peuple indo-européen descendant de Lydos, fils d'Attis d'après Homère. Quand on sait qu'Attis est en fait un Dieu très connu, d'origine Phrygienne (qui dominaient les Lydiens au début) et que l'on retrouve sous le nom d'Adonischez les Grecs et Romain ou Tammuzchez les Hindoux, on devine que les origines mêmes de ce peuple sont aménagées. Et ce n'est pas mieux pour leur Roi Gigès, qui a régné (d'après la science officielle mais avec une fourchette temporelle) de entre 708 et 687 avant Jésus-Christ, sa mort étant entre 680 et 648 avant Jésus-Christ...
Crésides d'argent, attribuée à Crésus-5ième siècle av JC
Il était appelé Gugu par les Assyriens, et serait à l'origine des traditions bibliques sur Gog, prince de Magog (c'est-à-dire en assyrien mā(t) Gugu : « pays de Gygès »). En fait, on ne sait pas vraiment comment il est arrivé au pouvoir car les sources sont rares (donc à fiabilité resteinte) et divergent complètement... :
Selon Hérodote (né vers 484 avant notre ère et mort vers 420 - donc 250 ans après environ), Gygès était à l'origine le fils d'un des gardes et le confident du tyran Candaule, (ou Sadyate, ou encore Myrsile), roi très légendaire descendant d'Héraclès (Hercule), qui était un roi vantard qui ne cessait de vanter la beauté de sa femme. Ne supportant pas que Gygès puisse douter des charmes de son épouse, Candaule lui donne l'ordre de tout faire pour la voir nue et constater sa vérité. Après avoir refusé car pensant que c'est indigne, Gygès finit par céder et se cache dans la chambre royale au bon moment pour admirer le déshabillage de la Reine. Mais celle-ci le découvre sans le laisser paraître. Elle a compris que le roi ne peut être que l'auteur de cette indignité et décide de se venger de cet outrage. Elle convoque Gigès le lendemain et lui fait le chantage suivant : soit il assassine Candaule, devient son époux et le nouveau Roi, soit il est exécuté... Gigès n'a pas trop le choix, poignarde le Roi et s'empare du trône de Sardes, capitale de la Lydie...Mais selon Platon (né en 424/423 av. J.-C., mort en 348/347 av. J.-C. - donc 300 ans après environ), Gygès n'était qu'un simple berger lydien à l'origine, qui faisait paître son troupeau lorsqu'un violent orage fit s'affaisser une colline. Il s'y aventura et découvrit un énorme cheval de bronze dans les flancs duquel étaient pratiquées des portes (Cheval qui rappelle un peu le célèbre Cheval de Troie de part sa description !). Après avoir ouvert ces portes, Gygès aperçut à l'intérieur du cheval le squelette d'un géant portant au doigt un anneau d'or. Il se saisi de cet anneau, se le passa au doigt, et, sans dire un mot de son aventure, il alla rejoindre les autres bergers du voisinage. Par hasard, il remarqua que, à chaque fois qu'il tournait sa bague vers l'intérieur, il devenait invisible de tous, tout en gardant la faculté de voir et d'entendre ce qu'il se passait autour de lui. Dès qu'il retournait la bague en sens inverse, il redevenait visible. Après avoir essayé les pouvoirs de son anneau par plusieurs expériences, il se rendit au palais et séduisit la reine. Il complota avec elle la mort du roi, le tua et s'empara du trône...
Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes
Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.
Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.
Des milliers d'outils en pierre taillée, d'os de chevaux, et une dent de lait humaine: une grotte du plateau central iranien a livré des traces d'occupation humaine vieilles de 452.000 à 165.000 ans, les plus anciennes jamais trouvées dans cet immense territoire à la croisée du Levant et de l'Asie.
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